| SOMMAIRE | ||
| Introduction : | ||
| AVANT PROPOS | ||
| Bernard ROUX - Président du Comité de rédaction | ||
| Recherches : | ||
| La recherche-intervention pour une transition vers le développement durable | ||
| Pierre M. STASSART • Marc MORMONT • Daniel JAMAR | ||
| Droits à produire transférables : le marché des concessions conchylicoles et ses effets non désirés | ||
| Rémi MONGRUEL • José A. PÉREZ-AGÚNDEZ • Sophie GIRARD | ||
| Les conflits d’usage du cadre de vie dans les espaces ruraux et la décision publique locale. Éléments pour une analyse économique | ||
| Philippe JEANNEAUX • Philippe PERRIER-CORNET | ||
| La demande des usages récréatifs pour un parc naturel. Une application au Bois de Pfyn-Finges, Suisse | ||
| Andrea BARANZINI • Damien ROCHETTE | ||
| Résumé | ||
| Bernard ROUX - Président du Comité de rédaction | ||
| AVANT PROPOS | ||
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Ce numéro, dédié à la mémoire de Louis Malassis, rend hommage à notre regretté collègue qui a été un président remarquable de la SFER. Son parcours professionnel y est retracé de manière à ce que chacun de nous retrouve, ou apprenne pour les plus jeunes, l’oeuvre et les talents d’un homme de dialogue et de conviction. Il donnait aux échanges entre les mondes de la recherche et du milieu professionnel une importance primordiale, mobilisant les forces nécessaires autour de projets scientifiques adaptés aux préoccupations professionnelles rurales, agricoles, agroalimentaires. L’un des articles illustre de manière concrète ce que Louis Malassis impulsait avec assiduité : associer recherche et acteurs, concilier les outils nécessaires aux filières de production. C’est ainsi qu’est mise en évidence un exemple de construction d’un système de recherche pour assurer la durabilité d’une filière et l’accompagner dans les différentes phases de sa transition. Les racines rurales de Louis Malassis ont toujours maintenu vivantes ses relations aux agriculteurs. Il nous a donné à réfléchir sur « La longue marche des paysans français ». C’est à ce titre qu’une étude est ici exposée : dans le monde de la conchyliculture, l’analyse du débat juridique entre le domaine maritime ublic et les producteurs. Comment répondre aux exigences de ce secteur dominé par le modèle de l’exploitation familiale ? Comment pérenniser les exploitations conchylicoles et favoriser l’installation des jeunes ? Attentif aux ruptures temporelles, Louis Malassis avait pressenti la nouvelle physionomiedes campagnes françaises. Il souhaitait une vision d’ensemble, proactive et généreuse. Deux articles sont au coeur de ces nouveaux horizons. L’un nous éclaire sur ces territoires ruraux, que sont les nouveaux résidentiels où se créent des situations conflictuelles, des incompatibilités et où se combinent dimension matérielle et dimension institutionnelle de l’agencement territorial. Une observation de ces situations polèmogènes, dans le département du Puy-de-Dôme, mesure les différentes implications de ces phénomènes pour la décision publique. L’autre article s’intéresse aux rôles que peuvent jouer les espaces naturels en tant que lieux de détente. Un modèle économétrique évalue les bénéfices économiques des usages récréatifs du Bois de Finges, en Suisse. Sans vouloir généraliser les résultats, nos collègues Suisses nous ouvrent des perspectives de qualité. À travers ces quatre études, nous avons souhaité que ce numéro rappelle, fusse modestement, certains éléments du riche message de Louis Malassis à travers les moyens que la recherche peut mettre en oeuvre pour éclairer et aider le monde agricole et agroalimentaire. |
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| Pierre M. STASSART • Marc MORMONT • Daniel JAMAR | ||
| La recherche-intervention pour une transition vers le développement durable | ||
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La transition vers le développement durable est ici abordée par la démarche de la recherche-intervention. L’implication des chercheurs dans une action collective les oblige à construire de nouveaux rapports entre recherche et acteurs de manière à rendre la première pertinente par rapport aux enjeux identifiés. La démarche étudiée dans cet article, le cas d’une filière bovine bio, comporte une étape d’identification des préoccupations et des points de vue. Leur analyse conduit, d’un côté à une proposition d’action qui reconfigure les relations et les stabilise via des objets intermédiaires, et de l’autre à une proposition de recherches qui peuvent répondre aux défis de l’action en cours. Ces recherches relèvent de différents modèles selon la manière dont les acteurs et les objets peuvent y être associés. Leurs résultats alimentent l’action en cours et débouchent sur un nouveau référentiel de filière. MOTS-CLÉS : Recherche-intervention, Méthode-systèmes complexes, Développement durable, Agriculture biologique |
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| Rémi MONGRUEL • José A. PÉREZ-AGÚNDEZ • Sophie GIRARD | ||
| Droits à produire transférables : le marché des concessions conchylicoles et ses effets non désirés | ||
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Cet article propose une analyse de l’évolution du système d’accès au foncier conchylicole en France ainsi qu’une étude de son fonctionnement actuel. Il traite la question de la répartition des moyens de production dans un secteur dominé par le modèle de l’exploitation familiale et ayant vocation à maintenir une base sociale créatrice d’emplois dans certaines zones d’activité du littoral. Le régime d’accès au foncier conchylicole s’apparente à un système de droits à produire transférables. Cependant, le développement spontané du marché des concessions conchylicoles dans un contexte de faible intervention de l’administration provoque des effets non désirés dont la manifestation est ici vérifiée empiriquement, sur données quantitatives et qualitatives. La discussion finale porte sur la recherche d’outils de régulation et d’indicateurs économiques pour un meilleur fonctionnement du marché des concessions. MOTS-CLÉS : Foncier, Conchyliculture, Droits à produire, Répartition, Encadrement du marché |
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| Philippe JEANNEAUX • Philippe PERRIER-CORNET | ||
| Les conflits d’usage du cadre de vie dans les espaces ruraux et la décision publique locale. Éléments pour une analyse économique | ||
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Les conflits d’usage sont de bons indicateurs de la montée en puissance des usages résidentiels dans les campagnes et des tensions de ceux-ci avec d’autres usages. Ils sont aussi révélateurs de la difficulté des décideurs publics locaux à organiser sans heurts les usages des ressources environnementales communes. Cet article propose un cadre d’analyse de ces conflits qui s’appuie sur les deux notions d’externalité technologique et d’externalité politique. Ce cadre est mis en oeuvre dans une étude empirique réalisée sur l’ensemble d’un département français – le Puy de Dôme –, à partir de deux sources de données : le dépouillement de la presse quotidienne régionale et celui des jugements du tribunal administratif. Nos observations mettent principalement en évidence : i) la diversité des cas de figure dans les conflits d’usage résidentiels, ii) le rôle des autorités publiques locales dans la grande majorité des conflits, émettrices d’effets externes politiques et/ou d’effets externes technologiques, iii) les stratégies de prise de parole des perdants des choix publics pour infléchir la décision publique locale, plutôt que la recherche de compensations monétaires ou que l’exit. MOTS-CLÉS : Conflits d’usage, Espace rural, Cadre de vie résidentiel, Externalité politique, Choix publics locaux |
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| Andrea BARANZINI • Damien ROCHETTE | ||
| La demande des usages récréatifs pour un parc naturel. Une application au Bois de Pfyn-Finges, Suisse | ||
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Dans cet article, grâce à la méthode du coût du trajet, nous avons déterminé la fonction de demande pour les usages récréatifs du Bois de Pfyn-Finges, une des pinèdes les plus vastes de Suisse et d’importance européenne. D’abord, nous avons identifié les variables ayant un impact sur le nombre de visites, tels que le coût de la visite, les caractéristiques socio-économiques usuelles des individus et les caractéristiques recherchées lors de la visite. Nos estimations montrent en particulier que le coût de la visite présente une influence négative sur le nombre de visites, avec une élasticité-prix d’environ – 0,5. En revanche, comme dans d’autres études similaires, nous trouvons que les variables socio-économiques usuelles (telles le revenu, l’âge, le genre, etc.) n’ont pas d’influence significative sur le nombre de visites. Nous avons ensuite calculé la fonction de demande proprement dite, à partir de laquelle nous avons pu mesurer les bénéfices monétaires des usages récréatifs du Bois de Pfyn-Finges. Ces bénéfices se situent entre environ CHF 1 100 et 1 500 par personne et par année. Ces résultats sont du même ordre de grandeur que ceux obtenus dans des études appliquant la méthode du coût du trajet pour les forêts en Suisse. Ces estimations peuvent être utiles pour l’évaluation des bénéfices monétaires minimaux découlant de l’usage récréatif du Bois de Pfyn-Finges. Cependant, comme toute autre forêt, le Bois de Pfyn-Finges offre toute une série d’autres services qui possèdent aussi une valeur économique, mais qui n’ont pas été considérés dans cette étude. MOTS-CLÉS : Demande usages récréatifs, Méthode du coût du trajet, Évaluation bénéfices environnementaux, Forêts et tourisme |
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