Séminaires de politique agricole de la SFER
Chaque deuxième mardi du mois à partir de 18h30
AgroParisTech-ENGREF - 16 rue Claude Bernard à Paris
Les indicateurs de soutien à l'agriculture: Qu'apporte l'indicateur du Momagri au débat sur la pertinence de l'ESP de l'OCDE?
Depuis 1987, l’OCDE développe et renseigne deux indicateurs cherchant à mesurer les effets des politiques agricoles sur la production et la consommation : l'ESP (Estimations du soutien aux producteurs) et l'ESC (Estimations du soutien aux consommateurs)
La diversité des modes d'intervention et de leurs objectifs ainsi que les hypothèses nécessaire à la construction des indicateurs sont sources de nombreux débats que l'on retrouve en partie dans différents numéros d'Economie Rurale.
Intervenant: Jacques Carles (Momagri), discutant: Jean-Pierre Butault
Le G20: Présentation croisée des rapports du GREMA et du HLPE sur la volatilité des marchées agricoles
par Françoise Gérard et Benoit Daviron du CIRAD
La PAC après 2013: débat à partir du rapport du Conseil Economique, Social et Environnemental
Introduction: Régis Hochart, rapporteur au CESE
Amphi Risler à 18h30
La nature mise à prix. - Peut-on découvrir la valeur économique de la nature à l'aide d'une enquête?
Intervenant : Julien Milanesi
« La nature disparaît parce qu'elle n'a pas de valeur économique » est l'hypothèse qui sous-tend le foisonnement récent des commandes publiques et des travaux scientifiques sur l'évaluation monétaire des biens environnementaux.Les méthodes d'évaluation par enquête ont aujourd'hui une place de choix dans les programmes de recherche car ce sont les seules méthodes auxquelles on attribue la capacité de mesurer l'intégralité de la valeur. Elles reposent néanmoins sur des hypothèses fragiles, particulièrement remises en cause par des travaux de psychologie expérimentale et de sociologie qui conduisent à douter de la fiabilité de ces enquêtes et de la nature des informations qu'elles permettent de recueillir. Revenir sur ces hypothèses et s'interroger sur le sens de ces mesures permet d'envisager l'avenir de ces méthodes et de s'interroger plus généralement sur l'ambition scientifique consistant à vouloir donner un prix à la nature. http://hal.archives-ouvertes.fr/aut/Julien+Milanesi/
Le monde du goût : les apports de la philosophie du goût à l’analyse économique des biens de goût
Intervenant : Christian Barrère, OMI, Université de Reims Champagne Ardenne
La pensée scientifique a besoin d’une théorie spécifique du goût. En effet, il concerne aujourd’hui majoritairement des biens produits, des marchandises et des prestations marchandes Par ailleurs, le goût met en jeu des relations économiques : le goût s’inscrit dans des productions de biens, rares et utiles, évalués, qui posent des problèmes d’allocation des ressources, d’ajustement production – consommation, de stratégies concurrentielles, dont la production, la distribution, la consommation doivent être étudiées avec un regard d’économiste.
Cependant l’analyse économique du goût ne peut faire l’impasse sur les apports des sciences humaines et sociales en matière d’analyse du goût. Ce séminaire propose donc de relire la philosophie du goût à partir d’une préoccupation tout à fait spécifique : identifier le contenu d’une éventuelle analyse économique du goût
Intervenants : Jean-Christophe Kroll et Aurélie Trouvé (AgroSup Dijon)
La crise qui de 2009 a permis une prise de conscience des risques que pouvait faire encourir à la production laitière européenne une dérégulation totale des marchés. Ceci sans toutefois remettre en question la décision de mettre un terme définitif aux quotas laitiers après 2015, ni d’augmenter régulièrement les quotas d’ici là, pour permettre, selon la terminologie bruxelloise, un « atterrissage en douceur » pour certains et, selon une terminologie moins consensuelle, une euthanasie silencieuse pour beaucoup d’autres.
L’étude menée par l’équipe du CESAER, étayée par une comparaison internationale au sein et hors de l’UE (enquêtes approfondie aux États-Unis, en Suisse, en Allemagne et aux Pays-Bas), montre qu’en matière de production laitière, la régulation publique est la règle, et le libre jeu du marché l’exception, et qu’il existe de solides arguments de théorie économique pour expliquer cet état de fait. Elle montre les limites des nouveaux outils de régulation privée proposés aujourd’hui dans l’UE, qui ne peuvent se substituer aux outils de régulation publique. Elle montre que la sortie des quotas ouvre la voie à une « guerre des régions » dont les conséquences économiques et politiques peuvent se révéler redoutables sans l’instauration de mécanismes nouveaux d’encadrement des marchés et/ou de responsabilisation des producteurs qui contribueront à l’engorgement du marché.
Que peut-on dire de la financiarisation des marchés agricoles ? Support de présentation
Intervenants : Frédéric Courleux et Pierre-Emmanuel Lecoq(Centre d'Études et de Prospective - Ministère de l’Agriculture
L’action territoriale, nouveau modèle pour l’action agricole ?
Intervenant : Aurélien Esposito-Fava, (Université Paris - Est Créteil / Chercheur associé à l’UMR PACTE /Territoires) - espositoaurelien@gmail.com
Alors que la révision de la PAC en 2013 se profile et que la politique agricole peine à se réinventer face aux crises succesives qui la traversent, l'action publique territoriale s’affirme comme un des modèles alternatifs, en réponse aux échecs de l’action sectorielle. Mais au delà de cette injonction, « du secteur au territoire », comment se territorialise l’action agricole ? Dans quelle mesure ce mouvement peut-il participer d’une réinvention de l’action agricole ?
La présentation d'Aurélien Esposito-Fava, issue des résultats d’une thèse récemment conduite sur les actions menées par les territoires de projet en France, abordera trois principaux points : les aspects financiers de cette forme d’action et l’attribution des soutiens par thématiques et par bénéficiaires, la mise à disposition de ressources territoriales au bénéfice de l’agriculture, enfin l’émergence de nouvelles formes de coordination entre acteurs du développement agricole et acteurs du développement territorial.
Intervenants : Georges GIRAUD (Professeur, AgroSup Dijon), Fatiha FORT (Maître de Conférence, SupAgro Montpellier)
Longtemps ignorés par l’économie rurale qui leur préfère l’analyse des systèmes de production et de régulation des marchés, les consommateurs sont pourtant omniprésents, au moins comme alibi, dans le discours des professionnels agricoles, agroalimentaires ou distributeurs, comme des pouvoirs publics. Les produits de terroir sont eux aussi sujets à paradoxe : évoqués, en Europe, comme le paradigme de la valorisation à l’unité des productions agricoles, nul n’est vraiment capable de quantifier leur importance économique effective. Le séminaire tente dès lors une analyse du rôle de la marque et du label comme palliatif à l’asymétrie d’informations affectant les consommateurs.
Présentation de Georges Giraud (1ère partie)
Présentation de Georges Giraud (2ème partie)
Repenser la PAC à l'horizon 2020 ? Quelles contributions françaises ?
Suite au bilan de santé de la PAC et à la veille du dépôt du rapport Demarty par la Direction Générale de l'Agriculture à Bruxelles, des rapports scientifiques et des groupes de travail se sont multipliés comme autant d'éléments de réflexion pour repenser les fondements et les modalités de la PAC.
C'est pourquoi, en plein débat sur les perspectives de l'Agenda 2020, la SFER propose à ses adhérents de faire le point sur ces nombreuses contributions. Plus largement, grâce à un débat qui se veut large et ouvert, une participation active de l'ensemble des personnes présentes est souhaitée.
Présentation d'une méthode d'évaluation d'impact adaptée aux projets de développement agricole
Intervenants : Jocelyne Delarue (AFD, Division de l’évaluation ) et Hubert Cochet (AgroParisTech)
Après avoir rappelé les grands principes de l'évaluation de l'impact, notamment la nécessité de raisonner en termes de différentiel [avec-sans], H. Cochet et J. Delarue présenteront une méthode d'évaluation systémique pour mesurer en termes dynamiques l'impact des projets de développement agricole.
L'application de la méthode proposée au cas d'un projet agro-industriel en République de Guinée permettra d'en étudier l'impact sur le revenu des producteurs agricoles
Quel rôle positif des subventions et autres entraves au marché ? L'approche méconnue d'Ezekiel à la critique de l'équilibre concurrentiel
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Intervenant : Jacques SAPIR, École des Hautes Études en Sciences sociales , CEMI
Les subventions et entraves à la concurrence ont fort mauvaise presse aujourd'hui. Pourtant il y a de solides raisons théoriques à vouloir, dans certains cas, fausser le jeu de la concurrence "pure". Sur ce point, Jacques Sapir nous propose de revisiter un raisonnement relativement ancien, mais d'une actualité incontestable, qui part d'un problème classique dans le domaine des prix agricoles (le cobweb ou "cycle de la viande de porc")., Cette analyse contient une critique radicale du rôle normatif accordé à la concurrence dite "pure et parfaite" et aboutit à redonner une légitimité aux mesures restreignant l'exercice de la concurrence, qu'il s'agisse des subventions ou des limites à l'entrée sur certains marchés à travers la présence de quotas ou de droits de douane .
Prise en compte des connaissances scientifiques dans les décisions publiques. Les méthodes evidence-based appliquées aux politiques agricoles et environnementales.
Intervenants : Laurent BARBUT (cabinet Épices) et Bernard DECHAMBRE (MAP BEAE)
Liens:
Première Partie du document présenté lors du séminaire : 1ère Partie
Deuxième Partie du document présenté lors du séminaire : 2ème Partie
Les troisièmes journées de recherches en sciences sociales
Table ronde organisée conjointement entre la SFER et l'ENGREF (séance-débat couplée avec un module de formation des IGREF)
animée par Aurélie TROUVÉ (AgroSup Dijon) et Aline CATTAN (AgroParisTech) avec :
- Ariel Brunner (Birdlife international)
- Eugénia Pommaret (FNSEA)
- Martin Bortzmeyer (MEEDDM)
La relance des légumineuses dans le cadre d'un plan protéine : quels bénéfices environnementaux?
Intervenante : Émilie CAVAILHÈS, élève Ingénieur de l'ENGREF - AGROPARISTECH
L'organisation Mondiale du Commerce et l'agriculture : une lecture à partir de Malthus
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