Colloque "Les transversalités de l'Agriculture biologique"
Programme colloque AB
Bulletin d'inscription Colloque" Transversalités de l'Agriculture biologique"
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Jacques Cabaret1 et Christian Nicourt2
1, INRA, IASP, 213 Nouzilly, 2 INRA Ritme, Ivry
Colloque SFER/RMT DévAB/Laboratoire Cultures et sociétés en Europe
« Les transversalités de l’agriculture biologique »
Université de Strasbourg
23-24 juin 2011
La maladie animale entre visions ontologique et fonctionnelle : jachère des croyances ou culture de l'interdisciplinarité en élevage biologique
Ontologic or functional views on animal disease: fallow of beliefs or interdisciplinary boost in organic farming?
Depuis son origine, l’agriculture bio repose sur une tension inhérente à son statut de mouvement social. Elle se définit à la fois comme mouvement de contestation (contre le modèle dominant) et comme méthode alternative de production agricole. L’action menée par le mouvement pour que l’agriculture bio soit reconnue par les pouvoirs publics, notamment au travers de l’établissement d’un cahier des charges, a progressivement débouché sur l’organisation de tout un secteur comprenant des acteurs privés et publics tant en amont qu’en aval de la production. Cette double identité du secteur bio renvoie ainsi à deux réalités différentes : un mouvement avec ses associations spécifiques et une institution économique associant ce mouvement à des agents de marché et à des autorités politico-administratives.
L’agriculture biologique : mouvement social pour le développement d’un certain type d’agriculture ou pour un changement plus global ?
A. Cardona*, C. Lamine**
* EHESS GSPR, 131 Bd St Michel 75005 Paris, France / INRA Eco-Innov, Avenue Lucien Brétignières 78850 Thiverval-Grignon.
aurelie.cardona@grignon.inra.fr
** INRA, Eco-Développement, Domaine St-Paul, site Agroparc 84914 Avignon cedex 9, France.
claire.lamine@avignon.inra.fr
ABioDoc, le Centre national de ressources en agriculture biologique, assure sur veille et une collecte sur les productions documentaires liées à l’agriculture biologique depuis 17 ans. Ce travail lui permet d’identifier l’évolution de la présence de certaines thématiques dans ces parutions, qui peuvent être révélatrices de perception ou d’intérêt différents par les acteurs de l’agriculture ou de la société. Par ailleurs, la veille technologique et documentaire réalisée ne concerne pas que les aspects techniques, économiques ou réglementaires directement liés à l’agriculture biologique, mais concerne également des domaines connexes qui relèvent pour nous de transversalités de l’agriculture biologique, tels que le développement rural, le commerce équitable, l’agriculture et l’environnement, l’agriculture sociale… L’objet de cette présentation est d’étudier l’évolution des thèmes liés à l’agriculture biologique dans les parutions documentaires, l’impact de l’agriculture biologique sur « l’écologisation » de l’agriculture en général et des signes d’évolution de la société.
Une approche de la durabilité des systèmes de grandes cultures biologiques spécialisés.
Colomb B.1* , Fontaine L.2 , Glandières A.3 , Aveline A.4 , Carof M.5 , Celette F.6 , Craheix D.7 , Arino J.8 , Collet S.9 , Garnier J. F. 10 , Glachant C.11 , Gouraud J.P. 12 , Haefliger M.13 , Morand P.14 , Moulin V.15 , Perret C.16 , Prieur L.17 , Quirin T. 18 , Renan M.19 , Rossignol E.20 .
1 INRA UMR AGIR Toulouse ; 2 ITAB ; 3 Chambre Régionale d’Agriculture Midi-Pyrénées ;4 Groupe ESA, Angers ; 5 AGROCAMPUS OUEST, Rennes ; 6 ISARA, Lyon; 7 INRA UMR Agronomie, Grignon; 8 Chambre d’Agriculture 32 ; 9 Chambre d’Agriculture 31 ; 10 ARVALIS-Institut du Végétal ; 11 Chambre d’Agriculture 77 ; 12 Chambre d’Agriculture 86 ; 13 BIOCIVAM 11 ;14 Chambre d’Agriculture 26 ; 15 Bio Centre ; 16 FDGEDA Cher ; 17 Centre de Recherche et d’expérimentation en Agriculture Biologique 32 ; 18 Chambre d’Agriculture 86 ; 19 Chambre Régionale d’Agriculture Pays de Loire ; 20 Chambre d’Agriculture 09.
* colomb@toulouse.inra.fr
« LES MOTIVATIONS DES AGRICULTEURS QUÉBÉCOIS EN MODE DE PRODUCTION BIOLOGIQUE SOUS L'ANGLE DE LA RÉAPPROPRIATION : CONTEXTE, SPÉCIFICITÉS ET PERSPECTIVES »1
TRITZ Marina, Master 1 sociologie « cultures, conflits et territoires »,Université de Strasbourg.
1
Cet article est issu du mémoire de licence, Les motivations d'une population d'agriculteurs québécois à adopter le modèle de production biologique,
M.Tritz, 2010
Résumé
Ce papier propose un questionnement agroécologique sur la transition agroécologique comme un processus de réflexivité de second ordre. Nous construisons cette hypothèse en prenant le cas de l’émergence des Systèmes Participatif de Garantie (SPG) au Brésil comme une critique de la certification déléguée à une tierce partie et une proposition alternative de gouvernance face au contrôle de conformité marchand. Nous prenons en particulier le cas d’Ecovida et de sa certification participative qui est à l’origine des SPG brésiliennes. Le statut de notre communication est prospectif : après avoir précisé ce que nous entendons par réflexivité, nous posons une série de questions qui portent à la fois sur l’apprentissage et la réflexivité de cette expérience. Cette mise à l’épreuve nous intéresse dans la mesure où elle peut nous informer sur ce que peuvent devenir des modes de gouvernance réflexifs dans le monde de la bio.
« Émergence et structuration d’une filière agriculture biologique en Picardie. Projets innovants et légitimité sociale »
Delhoume Catherine
Institut Polytechnique LaSalle Beauvais - Unité de recherche PICAR-T (Processus d’Innovation, Compétitivité dans l’Agriculture et la Ruralité & Territoires)
catherine.delhoume@lasalle-beauvais.fr
Résumé: Cet article examine la manière dont les transversalités de l'agriculture biologique sont et ont été affectées par l'évolution de la presse agricole, et plus largement comment la communication agricole intra- et interprofessionnelle entre en relation avec les particularités du marché biologique. Prenant pour étude de cas l’histoire de The New Farm , le plus influent (et à cette époque presque le seul) magazine agricole traitant l’agriculture biologique dans les années 80 aux États-Unis, je décris comment, avant l'âge d'internet, ce magazine a joué un rôle clé dans le développement des filières et des réseaux, des connaissances et des identités, des techniques pratiques et des pistes de recherche parmi la communauté biologique américaine.
Abstract: This paper considers how diverse aspects of organic agriculture are and have been affected by the evolution of the agricultural press, and in a larger sense how inter- and intra-professional agricultural communication plays a role in the particularities of the organic marketplace. Taking as a case study the history of The New Farm , the most influential (and at the time virtually the only) farming magazine covering organic agriculture in the 1980s, I describe how, before the rise of the Internet, The New Farm played a key role in the development of personal and professional networks, relationships, identities, forms of knowledge, technical expertise and avenues of research within the U.S. organic sector.
Logiques de fonctionnement des exploitations en agriculture biologique. Entre diversité des situations et convergence des trajectoires vers la durabilité ?
Jean-Luc FAVREAU, Mohamed GAFSI, Bernard MONDY
UMR Dynamiques Rurales, Ecole Nationale de Formation Agronomique, 2 route de Narbonne, BP 22687, 31326 Castanet-Tolosan, jean-luc.favreau@educagri.fr
Malgré les appels au développement de l’agriculture biologique (AB), les surfaces françaises restent faibles (2.46% en 2009). L’AB apparaît a priori comme un bon « modèle » de production combinant de multiples performances, cependant la baisse des rendements après conversion est considérée comme un obstacle pour des agriculteurs adoptant l’AB. En effet, la relation entre la maximisation du rendement et la durabilité environnementale est souvent présentée comme inévitablement négative (Weiner, 2003). D’un point de vue macro-économique, l’AB est interrogée sur sa fonction productive dans un contexte de montée en puissance de la question des besoins des 9 milliards de personnes en 2050 (Agrimonde).
C’est pourquoi nous nous sommes intéressés aux effets des conversions en analysant les potentielles tensions entre performances. Nous avons étudié l’évolution des pratiques agronomiques, économiques et sociales à partir d’entretiens semi-directifs chez 30 arboriculteurs en PACA : 10 en conventionnel, 10 en conversion et 10 en AB. Les systèmes arboricoles sont choisis comme cas d’étude, car la problématique de leur écologisation s’y pose de façon cruciale du fait d’une l’utilisation intensive de pesticides. L’incidence de la conversion est étudiée de façon transversale sur la globalité du fonctionnement de l’exploitation par une évaluation multi-critères.
Agriculture biologique et agriculture de conservation : ruptures et transversalités entre deux communautés de pratiques
Philippe Fleury (1), Carole Chazoule (2), Joséphine Peigné (3)
(1) ISARA-Lyon, Département Sciences Sociales et de Gestion, Laboratoire d'Etudes Rurales, e-mail: fleury@isara.fr
(2) ISARA-Lyon, Département Sciences Sociales et de Gestion, Laboratoire d'Etudes Rurales, e-mail: chazoule@isara.fr
(3) ISARA-Lyon, Département Agro-systèmes Environnement et Production, e-mail : peigne@isara.fr
Devenir agriculteur biologique, un changement de métier ?
Auteurs : Florence Hellec, Ingénieur de recherche contractuelle en sociologie, INRA-ASTER
florence.hellec@mirecourt.inra.fr
André Blouet, Maître de conférences en agronomie, université Nancy-Poincaré / INRA-ASTER
L’objectif de cette recherche est d’examiner l’impact que l’introduction de produits issus de l’agriculture biologique peut avoir sur les croyances et les comportements des parents d’élève. Cette thématique s’inscrit dans les problématiques en termes de diffusion d’une innovation. La diffusion, d’un point de vue marketing peut être définie comme la propagation d'une innovation sur les marchés au cours du temps (Chandrasekaran and Tellis 2007, p. 40).
Keiichi ISHII (Université du Tohoku, Japon)
Résumé
Selon certaines récentes enquêtes les consommateurs français sont de plus en plus sensibles à l’origine régionale et biologique de leurs achats alimentaires. L’objectif de cet article est d’identifier les principales variables prédictives de l’intention d’achat de produits biologiques régionaux. Afin d’intégrer les variables attitudinales mais également la perception de contrôle sur le comportement, la pression sociale et l’identité, le choix s’est porté sur l’utilisation de la théorie du comportement planifié. Par ailleurs, vu le caractère exploratoire de cette recherche, l’étude intègre trois sous modèles a) sur l’intention d’achat de produits régionaux b) sur l’intention d’achat de produits biologiques et c) sur l’intention d’achat de produits biologiques régionaux et ceci dans une même enquête. Les résultats permettent d’expliquer une forte proportion de l’intention dans chacun des trois sous modèles. L’analyse des intentions d’achat de produits biologiques régionaux montre la prédominance des motivations altruistes qu’il s’agisse de bénéfices pour l’environnement ou pour l’économie locale contrairement aux modèles sur l’achat de produits régionaux ou biologiques dans lesquels les motivations prédominantes sont d’ordre personnelles.
Résumé
La stagnation des conversions à l’agriculture biologique (AB), malgré l'augmentation de la consommation de produits bio, suivie d’une reprise contrastée et controversée quant à sa conventionalisation, interrogent sur la façon dont des exploitants en viennent à l’AB, mais aussi sur les formes d’agricultures pratiquées et leurs évolutions. A partir d’une étude de cas en Rhône-Alpes, nous montrons les différentes places qu’occupent les certifications AB dans les cheminements des individus et des exploitations par rapport au bio, et les significations des certifications partielles. Nos résultats montrent une diversité de formes de passage et d’exercice de l’agriculture biologique, loin des dualismes très présents dans la littérature : AB/conventionnel, bio-éthique/bio-pragmatique…
Définie par son non-recours aux produits chimiques de synthèse, l'agriculture biologique n'est pas d'une manière générale appréhendée dans sa qualité de transversalité. Si les dimensions réglementaires et normatives qui désignent cette pratique agricole – les prescriptions « agro-éco-logiques » de ses cahiers des charges – sont importantes, nous pourrions nous demander si l'agrobiologie ne prend pas tout son sens qu'une fois reliée aux autres dimensions transversales qui la constituent. L’agriculture biologique, c’est non seulement un mode de production, mais n’est-ce pas aussi des enjeux éthiques, environnementaux, sociaux affirmés tout au long de son histoire et qui la distingue dans le milieu agricole ?
L’objectif de cette communication consiste à apporter des éléments d’analyses relatifs à cette dimension peu étudiée. Ce faisant nous la questionnerons sous l’angle théorique comme pratique, avec des exemples.
Avant d’aborder ces cas concrets, commençons par définir ses principes actifs.
L’approche transversale du développement de la filière bio en restauration collective
LABRIET Julien, jlabriet@fnab.org
HAEGELINAnne, ahaegelin@fnab.org
FNAB - 40 rue de Malte 75011 Paris
Dynamiques territoriales de transition vers l’agriculture biologique
Claire LAMINE, UR Ecodéveloppement, INRA Avignon
clamine@avignon.inra.fr
Pierre-Antoine LANDEL, UMR PACTE -Territoires
Pierre-Antoine.Landel@ujf-grenoble.fr
Marie-Laure DUFFAUD-PREVOST, Doctorante, UMR Innovation-Cermosem
prevostm@supagro.inra.fr
Performance économique des exploitations biologiques et conventionnelles : Levier économique à la conversion
Jasmin Sainte-Beuve1,2, Douadia Bougherara1,2, Laure Latruffe1,2
1 INRA, UMR1302 SMART, F-35000 Rennes, France
2 Agrocampus Ouest, UMR1302 SMART, F-35000 Rennes, France
Structuration des filières biologiques en grandes cultures en Ile-de-France et conversion à l'AB d'opérateurs conventionnels
Caroline Petit
INRA UMR SAD-APT, 16 rue Claude Bernard, 75231 Paris Cedex 05
Caroline.petit@agroparistech.fr
Promouvoir des travaux sur l’AB dans un institut de recherche (INRA) : enseignements d'un collectif interdisciplinaire
S. Bellon1, S. Penvern, G. Ollivier1, P.Debaeke2, J. Cabaret3,
1 Unité Ecodéveloppement – INRA Avignon
2 UMR AGIR – INRA Toulouse
3 UR IASP – INRA Tours
Systèmes de polyculture élevage laitiers évoluant vers l’AB : un renforcement des interfaces cultures/élevage
Xavier Coquil1,2 , Pascal Béguin3 , Benoît Dedieu2
1 INRA UR 055, 662, avenue Louis Buffet, F-88500 Mirecourt. coquil@mirecourt.inra.fr
2 INRA UMR 1273 METAFORT, Theix, F-63122 Saint-Genès-Champanelle. dedieu@clermont.inra.fr
3 INRA UR 1326 SENS, Université Paris-Est, Bois de l'étang, F-77420 Marnes la Vallée. pbeguin@grignon.inra.fr
Les Systèmes Participatifs de Garantie :
Critique de la Certification Bio & nouveau mode de Gouvernance?
Stassart, P.M. (Université de Liége - Belgique) - Brandenburg, A. (Universidade Federal do Paraná – Brésil) - Isaguire, K (Universidade Federal do Paraná – Brésil)
Dans cet article, nous nous proposons de déterminer si, dans le secteur agroalimentaire, le label bio est suffisant pour répondre aux attentes des consommateurs préoccupés par le développement durable et d’explorer la pertinence de la mise en place d’un écolabel. À partir d’une étude qualitative auprès de 71 répondants, nous mettons en avant les divergences en termes de contenus entre les deux notions « biologique » et « écologique ». Et soulignons que les motivations d’achat des produits écologiques alimentaires ne se limitent pas aux variables tournées vers soi (santé, qualité) et sont fortement associées à des variables sociales et environnementales. Nos conclusions vont dans le sens de légitimer l’écolabellisation dans le domaine agroalimentaire.
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