Chaque deuxième vendredi du mois, de 13 h 30 à 15 h 30
Agroparistech—ENGREF, 19 avenue du Maine, 75015 PARIS
(Métro : Montparnasse-Bienvenüe)
Organisateurs :
Marielle BERRIET-SOLLIEC, (AgroSup DijonCESAER), Tancrède VOITURIEZ (CIRAD)
Contact : SFER
Société Française d’Économie Rurale
19 avenue du Maine (Agroparistech—E.N.G.R.E.F.)
75732 PARIS CEDEX 15
Téléphone : 01 45 49 88 40 ; Fax : 01 45 49 88 41
E-mail : sfer@engref.fr ; Site Web : www.sfer.asso.fr
Le monde du goût : les apports de la philosophie du goût à l’analyse économique des biens de goût
Intervenant : Christian Barrère, OMI, Université de Reims Champagne Ardenne
La pensée scientifique a besoin d’une théorie spécifique du goût. En effet, il concerne aujourd’hui majoritairement des biens produits, des marchandises et des prestations marchandes Par ailleurs, le goût met en jeu des relations économiques : le goût s’inscrit dans des productions de biens, rares et utiles, évalués, qui posent des problèmes d’allocation des ressources, d’ajustement production – consommation, de stratégies concurrentielles, dont la production, la distribution, la consommation doivent être étudiées avec un regard d’économiste.
Cependant l’analyse économique du goût ne peut faire l’impasse sur les apports des sciences humaines et sociales en matière d’analyse du goût. Ce séminaire propose donc de relire la philosophie du goût à partir d’une préoccupation tout à fait spécifique : identifier le contenu d’une éventuelle analyse économique du goût
La nature mise à prix. - Peut-on découvrir la valeur économique de la nature à l'aide d'une enquête?
Intervenant : Julien Milanesi
« La nature disparaît parce qu'elle n'a pas de valeur économique » est l'hypothèse qui sous-tend le foisonnement récent des commandes publiques et des travaux scientifiques sur l'évaluation monétaire des biens environnementaux. Les méthodes d'évaluation par enquête ont aujourd'hui une place de choix dans les programmes de recherche car ce sont les seules méthodes auxquelles on attribue la capacité de mesurer l'intégralité de la valeur. Elles reposent néanmoins sur des hypothèses fragiles, particulièrement remises en cause par des travaux de psychologie expérimentale et de sociologie qui conduisent à douter de la fiabilité de ces enquêtes et de la nature des informations qu'elles permettent de recueillir. Revenir sur ces hypothèses et s'interroger sur le sens de ces mesures permet d'envisager l'avenir de ces méthodes et de s'interroger plus généralement sur l'ambition scientifique consistant à vouloir donner un prix à la nature.
Le monde du goût : les apports de la philosophie du goût à l’analyse économique des biens de goût
Intervenant : Christian Barrère, OMI, Université de Reims Champagne Ardenne
La pensée scientifique a besoin d’une théorie spécifique du goût. En effet, il concerne aujourd’hui majoritairement des biens produits, des marchandises et des prestations marchandes Par ailleurs, le goût met en jeu des relations économiques : le goût s’inscrit dans des productions de biens, rares et utiles, évalués, qui posent des problèmes d’allocation des ressources, d’ajustement production – consommation, de stratégies concurrentielles, dont la production, la distribution, la consommation doivent être étudiées avec un regard d’économiste.
Cependant l’analyse économique du goût ne peut faire l’impasse sur les apports des sciences humaines et sociales en matière d’analyse du goût. Ce séminaire propose donc de relire la philosophie du goût à partir d’une préoccupation tout à fait spécifique : identifier le contenu d’une éventuelle analyse économique du goût
Document de support de présentation du SPA SFER du 11 janvier 2011
Alors que la révision de la PAC en 2013 se profile et que la politique agricole peine à se réinventer face aux crises succesives qui la traversent, l'action publique territoriale s’affirme comme un des modèles alternatifs, en réponse aux échecs de l’action sectorielle. Mais au delà de cette injonction, « du secteur au territoire », comment se territorialise l’action agricole ? Dans quelle mesure ce mouvement peut-il participer d’une réinvention de l’action agricole ?
La présentation d'Aurélien Esposito-Fava, issue des résultats d’une thèse récemment conduite sur les actions menées par les territoires de projet en France, abordera trois principaux points : les aspects financiers de cette forme d’action et l’attribution des soutiens par thématiques et par bénéficiaires, la mise à disposition de ressources territoriales au bénéfice de l’agriculture, enfin l’émergence de nouvelles formes de coordination entre acteurs du développement agricole et acteurs du développement territorial.
Les consommateurs et les produits alimentaires de terroir, entre ubiquité des marques globales et relocalisation du goût
Intervenants : Georges GIRAUD (Professeur, AgroSup Dijon), Fatiha Fort (Maître de Conférence, SupAgro Montpellier)
Séance du 11 juin 2010 du Séminaire de politique agricole (de 13h30 à 15h30 - Amphi 7)
Évolution de la géographie économique et politique des pôles : le cas des Pôles d'Excellence Rurale en France
Intervenante : Danièle CAPT (Professeur d'économie AgroSup Dijon et chercheur au CESAER UMR INRA-AgroSup Dijon - Responsable de la spécialisation Agriculture, Territoire, Développement (ATD) des ingénieurs)
Le dispositif des Pôles d’Excellence Rurale (PER), versant rural du dispositif Pôles de compétitivité, traduit une évolution sensible de la logique d’intervention au sein de la politique d’aménagement du territoire en France. Partant des intentions fondant le dispositif PER, la communication en analyse les premiers effets repérables en se demandant si les dotations en ressources et les dynamiques socio-économiques des territoires expliquent le recours à ce dispositif et le choix de la thématique (domaine d’activité) privilégiée par le territoire et, en prenant appui sur les pôles « bio-ressources », quelle est la place des projets de pôles dans les projets de développement des structures porteuses et dans les recompositions institutionnelles liées au renforcement des formes de territorialisation des politiques.
Repenser la PAC à l'horizon 2020 ? Quelles contributions françaises ?
Suite au bilan de santé de la PAC et à la veille du dépôt du rapport Demarty par la Direction Générale de l'Agriculture à Bruxelles, des rapports scientifiques et des groupes de travail se sont multipliés comme autant d'éléments de réflexion pour repenser les fondements et les modalités de la PAC.
C'est pourquoi, en plein débat sur les perspectives de l'Agenda 2020, la SFER propose à ses adhérents de faire le point sur ces nombreuses contributions. Plus largement, grâce à un débat qui se veut large et ouvert, une participation active de l'ensemble des personnes présentes est souhaitée.
Prise en compte des connaissances scientifiques dans les décisions publiques. Les méthodes evidence-based appliquées aux politiques agricoles et environnementales.
Intervenants : Laurent BARBUT (cabinet Épices) et Bernard DECHAMBRE (MAP BEAE)
Le Plan de Développement Rural National (PDRN) constitue la partie prédominante de l’application en France du Règlement de Développement Rural (RDR) 1257/99 pour la période 2000-2006, qui est le règlement cadre de la politique européenne de développement rural soutenue par la Politique Agricole Commune (le “second pilier”). L’évaluation ex post de ce Plan qui fait l’objet de cette présentation s’est déroulée de fin 2007 à début 2009 et correspond à une obligation européenne stipulée à l’article 49 du RDR. Après une brève présentation de la politique évaluée et de ses principales réalisations, l’intervention portera sur les principaux résultats de cette évaluation, sous deux angles successifs : les principaux points forts et points faibles du programme qui ressortent de l’analyse, d’une part, et l'énoncé d'un jugement d'ensemble selon les critères classiques de l’évaluation de politique publique — efficacité, efficience, cohérence, pertinence —,d’autre part. Les recommandations formulées par l’évaluateur seront également présentées, en distinguant ce qui relève de la période 2009-2013 et ce qui concerne, de façon plus prospective, la période post 2013, échéance de la PAC dans sa forme actuelle.
Prise en compte des connaissances scientifiques dans les décisions publiques. Les méthodes evidence-based appliquées aux politiques agricoles et environnementales.
Intervenants : Laurent BARBUT (cabinet Épices) et Bernard DECHAMBRE (MAP BEAE)
Le Plan de Développement Rural National (PDRN) constitue la partie prédominante de l’application en France du Règlement de Développement Rural (RDR) 1257/99 pour la période 2000-2006, qui est le règlement cadre de la politique européenne de développement rural soutenue par la Politique Agricole Commune (le “second pilier”). L’évaluation ex post de ce Plan qui fait l’objet de cette présentation s’est déroulée de fin 2007 à début 2009 et correspond à une obligation européenne stipulée à l’article 49 du RDR. Après une brève présentation de la politique évaluée et de ses principales réalisations, l’intervention portera sur les principaux résultats de cette évaluation, sous deux angles successifs : les principaux points forts et points faibles du programme qui ressortent de l’analyse, d’une part, et l'énoncé d'un jugement d'ensemble selon les critères classiques de l’évaluation de politique publique — efficacité, efficience, cohérence, pertinence —,d’autre part. Les recommandations formulées par l’évaluateur seront également présentées, en distinguant ce qui relève de la période 2009-2013 et ce qui concerne, de façon plus prospective, la période post 2013, échéance de la PAC dans sa forme actuelle.
La relance des légumineuses dans le cadre d'un plan protéine : Quels bénéfices environnementaux ?
La Politique agricole commune et ses réformes : quels impacts sur l'environnement ? Quelles perspectives ?”
Table ronde organisée conjointement entre la SFER et l'ENGREF (séance-débat couplée avec un module de formation des IGREF)
Animée par Aurélie TROUVÉ (AgroSup Dijon) et Aline CATTAN (AgroParisTech) avec :
La relance des légumineuses dans le cadre d'un plan protéine : quels bénéfices environnementaux?
Intervenante : Émilie CAVAILHÈS, élève Ingénieur de l'ENGREF - AGROPARISTECH
Les légumineuses présentent un double intérêt, d’un point de vue agro-environnemental et d'un point de vue alimentaire. Malgré ces avantages, les surfaces en légumineuse n’ont jamais été aussi faibles en France.
Cette situation résulte majoritairement d’orientations politiques prises par la France puis l’Europe.
En effet, la production céréalière a toujours été protégée et soutenue, au détriment des cultures sources de protéines, afin de maintenir une filière d’exportation. Ces choix ont conduit la France à être très dépendante pour son alimentation animale, aux importations de tourteau de soja
La remise en cause de cet arbitrage politique ne serait pas neutre au niveau macro-économique. Il serait techniquement possible de réduire ces importations mais cela provoquerait une baisse des exportations de céréales et de colza.
Le coût net annuel pour la France serait compensé en grande partie par les bénéfices environnementaux liés à la relance des légumineuses. Même si ceux-ci ne permettent pas aujourd’hui de complètement compenser la baisse de la balance commerciale, on peut s’attendre à leur augmentation à moyen terme étant donné que le prix relatif de la tonne de carbone devrait croître au cours du temps.
Les enjeux des négociations sur la réforme de la PAC après 2013
Intervenant : Tomas Azcarate (Commission européenne), à AgroParisTech
La PAC va connaître une réforme profonde après 2013. La Commission européenne a présenté en novembre dernier ses propositions législatives (http://ec.europa.eu/agriculture/cap-post-2013/legal-proposals/index_fr.htm).
S'ouvrent à présent des négociations serrées entre les Etats-membres et au sein du parlement européen. "Paiements verts", "outils de gestion des crises", "ciblage des aides"... les propositions peuvent-elles vraiment apporter une nouvelle légitimité sociale et environnementale à la PAC ? Nous en débattrons à partir du point de vue de Tomas Garcia Azcarate (Commission européenne).
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