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Années 2012 - 2009

ANNEE 2012

Séance du mardi 11 décembre 2012

Evaluation de la mise en œuvre de systèmes herbagers économes dans le Bocage poitevin : effets en termes de création de richesse et d’emploi.
par Nadège Garambois (AgroParisTech)
Discutant : Philippe Choteau, Institut de l'élevage

Résumé : En alternative à un développement centré sur l’accroissement de la productivité physique du travail et reposant sur une intensification à base d’intrants et un recours accru au maïs fourrage et aux concentrés, les éleveurs herbagers économes de l’Ouest français mettent en œuvre depuis plusieurs décennies des systèmes de production où l’alimentation du troupeau repose largement sur le pâturage de prairies temporaires à base de trèfle blanc ne recevant pas d’azote de synthèse. Au moyen de changements complexes et systémiques mis en œuvre depuis 1990, les éleveurs herbagers du Bocage poitevin ont élaboré des systèmes de production relevant de l’agro-écologie et intensifs en création de valeur ajoutée, conduisant au maintien d’actifs agricoles moins dépendants des subventions et installés sur des superficies plus modestes.
L’évaluation du point de vue de la collectivité de ces changements de pratiques permet de montrer qu’en réduisant les transferts de productivité du travail du secteur agricole vers les secteurs en amont et en aval et en conservant des valeurs ajoutées nettes par hectare et par actif élevées, ces éleveurs herbagers ont contribué à créer davantage de revenu national net, tout en favorisant la rémunération de leur travail. Des systèmes de production plus économes et restant suffisamment productifs peuvent ainsi permettre de ralentir la diminution du nombre d’agriculteurs, tout en réalisant des économies budgétaires pour l’Etat, en contribuant à une création de revenu supérieure à l’échelle nationale et en réduisant fortement les pollutions d’origine agricole.
Cette logique herbagère économe semble pouvoir constituer une alternative de développement agricole pour l’élevage bovin du Bocage poitevin et son adaptation pourrait être envisagée dans d’autres régions d’élevage. Sa diffusion jusqu’à présent limitée dans la région et sa conception par les éleveurs, à contre-courant des incitations de la PAC et assez largement en marge de la recherche agronomique et du conseil agricole, invitent à s’interroger sur les modalités politiques et techniques d’une diffusion plus large.

Séance du 13 novembre 2012

Droit international de l’agriculture. Sécuriser le commerce des produits agricoles .
par Eric Adam, Conseiller politique sur les questions de commerce et développement au ministère des Affaires étrangères et européennes
Discutant : Alexandre Martin, MAAF-Centre d'études et de prospective

A partir de son livre « Droit international de l’agriculture », Ed. LGDJ, Paris, 2012, http://www.lextenso-editions.fr/ouvrages/document/2335725

La question agricole est redevenue un enjeu géopolitique qui risque de s'avérer de plus en plus complexe compte tenu des défis démographiques, écologiques et socio-économiques du xxie siècle. Ces nouveaux enjeux nécessitent de replacer l'agriculture au cœur de l'agenda international et d'engager une réflexion approfondie sur l'encadrement juridique des relations agricoles internationales. C'est l'objet de cet ouvrage qui expose et analyse, pour la première fois, le droit international de l'agriculture. Les crises alimentaires de 2008 et 2011 ont mis en lumière les dangers des embargos économiques dans la vie internationale. Cette question sera demain au centre de nos préoccupations et le droit devra fournir des instruments pour améliorer la gouvernance mondiale de l'agriculture afin d'organiser et sécuriser le commerce des produits agricoles. En tenant compte des considérations sociales et environnementales de l'agriculture, un accord international devrait reposer sur l'interdépendance économique des États : en échange d'une meilleure organisation du commerce des produits agricoles, les pays producteurs pourraient s'engager à garantir la sécurité des approvisionnements vis-à-vis des pays consommateurs.

Séance du 9 octobre 2012

La financiarisation du marché des matières premières : évidences empiriques et implications politiques .
par Nicolas Maystre, économiste à la CNUCED.
Discutant : Bernard Valluis (Président délégué de l'Association nationale de la meunerie française)

Nicolas Maystre est un spécialiste des affaires économiques à la CNUCED (Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement), où il fait partie de l'équipe qui prépare le rapport annuel de la CNUCED sur le commerce et le développement. Avant de rejoindre la CNUCED au début de 2011, il a travaillé au Département des Affaires Economiques et Sociales (DAES) de l’ONU. Ses domaines de travail comprennent le commerce international, l'inégalité et la pauvreté, la financiarisation des marchés de produits et les relations entre le commerce et la culture. Il est l'auteur de plusieurs publications. Il est titulaire d'un doctorat en économie de l'Université de Genève (Suisse).

Séance du 11 septembre 2012 du Séminaire de Politique Agricole

Agriculture et alimentation, des champs géopolitiques de confrontation au XXIè siècle, présentation du Cahier Demeter.  
par Thierry Pouch (chef du service Études économiques de l'APCA) et Sébastien Abis (Analyste politique sur la Méditerranée, l’agriculture et l’alimentation )

L'accent sera mis d'une part sur la zone méditerranéenne (plus spécifiquement Afrique du nord/Moyen-Orient), d'autre part sur le commerce international agricole. Lien : http://www.clubdemeter.com/pages/cahiers/cahier_13.htm

Séance du 10 avril 2012 du Séminaire de Politique Agricole

Changement climatique et politiques agricoles.
Intervenant : Jean-François Soussana (INRA)

Séance du 13 mars 2012 du Séminaire de Politique Agricole

La politique d'aide alimentaire des Etats-Unis, source d'inspiration pour l'Union européenne ?
Intervenante : Sophie Devienne (AgroParisTech),
Discutant : Bertrand Hervieu

Séance du 14 février 2012 du Séminaire de Politique Agricole

Les enjeux des négociations sur la réforme de la PAC après 2013

La PAC va connaître une réforme profonde après 2013. La Commission européenne a présenté en novembre dernier ses propositions législatives ( http://ec.europa.eu/agriculture/cap-post-2013/legal-proposals/index_fr.htm ).
S'ouvrent à présent des négociations serrées entre les Etats-membres et au sein du parlement européen. "Paiements verts", "outils de gestion des crises", "ciblage des aides"... les propositions peuvent-elles vraiment apporter une nouvelle légitimité sociale et environnementale à la PAC ? Nous en débattrons à partir du point de vue de Tomas Garcia Azcarate (Commission européenne).

Intervenant : Tomas Azcarate (Commission européenne), à AgroParisTech

Séance du 10 janvier 2012 du Séminaire de Politique Agricole

Les indicateurs de soutien à l'agriculture: Qu'apporte l'indicateur du Momagri au débat sur la pertinence de l'ESP de l'OCDE ?

Depuis 1987, l’OCDE développe et renseigne deux indicateurs cherchant à mesurer les effets des politiques agricoles sur la production et la consommation : l'ESP (Estimations du soutien aux producteurs) et l'ESC (Estimations du soutien aux consommateurs)
 
La diversité des modes d'intervention et de leurs objectifs ainsi que les hypothèses nécessaire à la construction des indicateurs sont sources de nombreux débats que l'on retrouve en partie dans différents numéros d'Economie Rurale.

Intervenant : Jacques Carles (Momagri), discutant: Jean-Pierre Butault

 

ANNEE 2011

Séance du 13 décembre 2011 du Séminaire de Politique Agricole

Le G20 : Présentation croisée des rapports du GREMA et du HLPE sur la volatilité des marchées agricoles

par Françoise Gérard et Benoit Daviron du CIRAD

Séance du 08 novembre 2011 du Séminaire de politique

La PAC après 2013: débat à partir du rapport du Conseil Economique, Social et Environnemental

Introduction: Régis Hochart, rapporteur au CESE

Séance du 08 avril 2011 du Séminaire de politique

La nature mise à prix. - Peut-on découvrir la valeur économique de la nature à l'aide d'une enquête?

Intervenant :  Julien Milanesi

« La nature disparaît parce qu'elle n'a pas de valeur économique » est l'hypothèse qui sous-tend le foisonnement récent des commandes publiques et des travaux scientifiques sur l'évaluation monétaire des biens environnementaux.Les méthodes d'évaluation par enquête ont aujourd'hui une place de choix dans les programmes de recherche car ce sont les seules méthodes auxquelles on attribue la capacité de mesurer l'intégralité de la valeur. Elles reposent néanmoins sur des hypothèses fragiles, particulièrement remises en cause par des travaux de psychologie expérimentale et de sociologie qui conduisent à douter de la fiabilité de ces enquêtes et de la nature des informations qu'elles permettent de recueillir. Revenir sur ces hypothèses et s'interroger sur le sens de ces mesures permet d'envisager l'avenir de ces méthodes et de s'interroger plus généralement sur l'ambition scientifique consistant à vouloir donner un prix à la nature. http://hal.archives-ouvertes.fr/aut/Julien+Milanesi/

Séance du 11 mars 2011 du Séminaire de politique

Le monde du goût : les apports de la philosophie du goût à l’analyse économique des biens de goût

Intervenant : Christian Barrère, OMI, Université de Reims Champagne Ardenne

La pensée scientifique a besoin d’une théorie spécifique du goût. En effet, il concerne aujourd’hui majoritairement des biens produits, des marchandises et des prestations marchandes Par ailleurs,  le goût met en jeu des relations économiques : le goût s’inscrit dans des productions de biens, rares et utiles, évalués, qui posent des problèmes d’allocation des ressources, d’ajustement production – consommation, de stratégies concurrentielles, dont la production, la distribution, la consommation doivent être étudiées avec un regard d’économiste.

Cependant l’analyse économique du goût ne peut faire l’impasse sur les apports des sciences humaines et sociales en matière d’analyse du goût. Ce séminaire propose donc de relire la philosophie du goût à partir d’une préoccupation tout à fait spécifique : identifier le contenu d’une éventuelle analyse économique du goût

Séance du 11 février 2011 du Séminaire de politique

Quelle perspective de régulation après la sortie des quotas ? Faut-il encore une politique laitière européenne ?

Intervenants :  Jean-Christophe Kroll et Aurélie Trouvé (AgroSup Dijon)

La crise qui de 2009 a permis une prise de conscience des risques que pouvait faire encourir à la production laitière européenne une dérégulation totale des marchés. Ceci  sans toutefois remettre en question la décision de mettre un terme définitif aux quotas laitiers après 2015, ni d’augmenter régulièrement les quotas d’ici là, pour permettre, selon la terminologie  bruxelloise, un « atterrissage en douceur » pour certains et, selon une terminologie moins consensuelle, une euthanasie silencieuse pour beaucoup d’autres.

L’étude menée par l’équipe du CESAER,  étayée par  une  comparaison internationale  au sein et hors de l’UE (enquêtes approfondie aux États-Unis, en Suisse, en Allemagne et aux Pays-Bas), montre qu’en matière de production laitière, la régulation  publique est la règle, et le libre jeu du marché l’exception, et qu’il existe de solides arguments de théorie économique pour expliquer cet état de fait. Elle montre les limites des nouveaux outils de régulation privée proposés aujourd’hui dans l’UE, qui ne peuvent se substituer aux outils de régulation publique. Elle montre que la sortie des quotas ouvre la voie à une « guerre des régions » dont les conséquences économiques et politiques peuvent se révéler redoutables sans l’instauration de mécanismes nouveaux d’encadrement des marchés  et/ou de responsabilisation des producteurs qui contribueront à l’engorgement du marché.

Séance du 14 janvier 2011 du Séminaire de politique

Que peut-on dire de la financiarisation des marchés agricoles ?  Support de présentation

Intervenants : Frédéric Courleux et Pierre-Emmanuel Lecoq(Centre d'Études et de Prospective - Ministère de l’Agriculture 

 

ANNEE 2010

Séance du 8 octobre 2010 (salle B 208)

L’action territoriale, nouveau modèle pour l’action agricole ?

Intervenant : Aurélien Esposito-Fava, (Université Paris - Est Créteil / Chercheur associé à l’UMR PACTE /Territoires) - espositoaurelien@gmail.com

Alors que la révision de la PAC en 2013 se profile et que la politique agricole peine à se réinventer face aux crises succesives qui la traversent, l'action publique territoriale s’affirme comme un des modèles alternatifs, en réponse aux échecs de l’action sectorielle. Mais au delà de cette injonction, « du secteur au territoire », comment se territorialise l’action agricole ? Dans quelle mesure ce mouvement peut-il participer d’une réinvention de l’action agricole ?

La présentation d'Aurélien Esposito-Fava, issue des résultats d’une thèse récemment conduite sur les actions menées par les territoires de projet en France, abordera trois principaux points : les aspects financiers de cette forme d’action et l’attribution des soutiens par thématiques et par bénéficiaires, la mise à disposition de ressources territoriales au bénéfice de l’agriculture, enfin l’émergence de nouvelles formes de coordination entre acteurs du développement agricole et acteurs du développement territorial.

Séance du 10 septembre 2010 du Séminaire de politique agricole (de 13h30 à 15h30 - salle B208)

Les consommateurs et les produits alimentaires de terroir, entre ubiquité des marques globales et relocalisation du goût

Intervenants : Georges GIRAUD (Professeur, AgroSup Dijon), Fatiha FORT (Maître de Conférence,  SupAgro Montpellier)

Longtemps ignorés par l’économie rurale qui leur préfère l’analyse des systèmes de production et de régulation des marchés, les consommateurs sont pourtant omniprésents, au moins comme alibi, dans le discours des professionnels agricoles, agroalimentaires ou distributeurs, comme des pouvoirs publics. Les produits de terroir sont eux aussi sujets à paradoxe : évoqués, en Europe, comme le paradigme de la valorisation à l’unité des productions agricoles, nul n’est vraiment capable de quantifier leur importance économique effective. Le séminaire tente dès lors une analyse du rôle de la marque et du label comme palliatif à l’asymétrie d’informations affectant les consommateurs.

Présentation de Georges Giraud (1ère partie)

Présentation de Georges Giraud (2ème partie)

Présentation de Fatiha Fort

Séance exceptionnelle du Séminaire de politique agricole le 7 mai 2010 (de 14h à 17h - Amphi 7)

Repenser la PAC à l'horizon 2020 ? Quelles contributions françaises ?

Suite au bilan de santé de la PAC et à la veille du dépôt du rapport Demarty par la Direction Générale de l'Agriculture à Bruxelles, des rapports scientifiques et des groupes de travail se sont multipliés comme autant d'éléments de réflexion pour repenser les fondements et les modalités de la PAC.

C'est pourquoi, en plein débat sur les perspectives de l'Agenda 2020, la SFER propose à ses adhérents de faire le point sur ces nombreuses contributions. Plus largement, grâce à un débat qui se veut large et ouvert, une participation active de l'ensemble des personnes présentes est souhaitée.

Séance du 9 avril 2010 (salle B209)

Présentation d'une méthode d'évaluation d'impact adaptée aux projets de développement agricole
 
Intervenants : Jocelyne Delarue (AFD, Division de l’évaluation ) et Hubert Cochet (AgroParisTech)

Après avoir rappelé les grands principes de l'évaluation de l'impact, notamment la nécessité de raisonner en termes de différentiel [avec-sans], H. Cochet et J. Delarue présenteront une méthode d'évaluation systémique pour mesurer en termes dynamiques l'impact des projets de développement agricole.

L'application de la méthode proposée au cas d'un projet agro-industriel en République de Guinée permettra d'en étudier l'impact sur le revenu des producteurs agricoles

Séance du 19 mars 2010

Quel rôle positif des subventions et autres entraves au marché ? L'approche méconnue d'Ezekiel à la critique de l'équilibre concurrentiel .
Intervenant : Jacques SAPIR, École des Hautes Études en Sciences sociales , CEMI

Les subventions et entraves à la concurrence ont fort mauvaise presse aujourd'hui. Pourtant il y a de solides raisons théoriques à vouloir, dans certains cas, fausser le jeu de la concurrence "pure". Sur ce point, Jacques Sapir nous propose de revisiter un raisonnement relativement ancien, mais d'une actualité incontestable, qui part d'un problème classique dans le domaine des prix agricoles (le cobweb  ou "cycle de la viande de porc")., Cette analyse contient une critique radicale du rôle normatif accordé à la concurrence dite "pure et parfaite" et aboutit à redonner une légitimité aux mesures restreignant l'exercice de la concurrence, qu'il s'agisse des subventions  ou des limites à l'entrée sur certains marchés à travers la présence de quotas  ou de droits de douane .

Séance du 15 janvier 2010 (salle B 209)

Prise en compte des connaissances scientifiques dans les décisions publiques. Les méthodes evidence-based appliquées aux politiques agricoles et environnementales.

Intervenants : Laurent BARBUT (cabinet Épices) et Bernard DECHAMBRE (MAP BEAE)

Première Partie du document présenté lors du séminaire : 1ère Partie

Deuxième Partie du document présenté lors du séminaire : 2ème Partie

 

ANNEE 2009

Séance exceptionnelle du 13 novembre 2009 (Amphi 7)

La Politique agricole commune et ses réformes : quels impacts sur l'environnement ? Quelles perspectives ?”

Table ronde organisée conjointement entre la SFER et l'ENGREF (séance-débat couplée avec un module de formation des IGREF)
  animée par Aurélie TROUVÉ (AgroSup Dijon) et Aline CATTAN (AgroParisTech) avec :

- Ariel Brunner (Birdlife international)

- Eugénia Pommaret (FNSEA)

- Martin Bortzmeyer (MEEDDM)

Séance du 09 octobre 2009 (salle B 208)

La relance des légumineuses dans le cadre d'un plan protéine : quels bénéfices environnementaux?

Intervenante : Émilie CAVAILHÈS, élève Ingénieur de l'ENGREF - AGROPARISTECH

Séance du 11 septembre 2009 (salle B 308)

L'organisation Mondiale du Commerce et l'agriculture : une lecture à partir de Malthus

Intervenant: Thierry Pouch, Économiste, APC