Archives des Séminaires de Politiques Agricoles 2009-2018 >

ANNEE 2018

  • Mardi 11 décembre 2018, 18h-19h30, amphi Tisserand

Présentation des travaux de la mission d’information de l’Assemblée nationale sur le foncier agricole
 
Par Dominique Potier, député socialiste de Meurthe-et-Moselle, co-rapporteur de la mission
Discutant : Frédéric Courleux (Agriculture Stratégies)
 
Le renouvellement des générations dans l'agriculture est une condition sine qua non pour assurer la sécurité et la qualité de notre alimentation, produire de la valeur ajoutée économique et environnementale, aménager l'ensemble du territoire. Cette priorité nationale repose sur un outil majeur : la régulation du marché foncier. Les règles qui le régissent doivent rendre possible la liberté d'entreprendre « pour tous » et garantir l'usage du foncier comme celui d'un bien commun dans la durée.

Le rapport : http://www.assemblee-nationale.fr/15/pdf/rap-info/i1460.pdf

  • Mardi 13 novembre 2018, 18h-19h30, amphi Dumont

Trois propositions pour réformer la gouvernance des coopératives agricoles
 
Par Bertrand Valiorgue (Université Clermont Auvergne) et Xavier Hollandts (Kedge Business School)
Discutant : Maryline Filippi (INRA-SADAPT)
 
Les coopératives agricoles ont connu ces vingt dernières années d'importantes évolutions en matière de taille et de développement à l'international. Ces évolutions nécessaires pour peser dans la concurrence mondiale ont des conséquences sur la gouvernance et les coopératives sont aujourd'hui amenées à revisiter leur modèle (Loi PACTE, loi EGA, entreprises à mission...). Trois propositions de réforme concrètes susceptibles d'aider les adhérents, les élus et les dirigeants à bâtir des stratégies durablement créatrices de valeur seront présentées.
  • Mardi 9 octobre 2018, 18h-19h30, amphi Dumont

« Renforcer les systèmes alimentaires durables grâce aux indications géographiques »
 
Par Dominique Barjolle (ETH Zürich) et Philippe Jeanneaux (VetAgro Sup)
Discutant : André Barlier (INAO)
 
Basé sur 9 études de cas réparties sur 5 continents, ce rapport piloté par la FAO propose une vision d’ensemble des indications géographiques (IG) comme modèle vertueux d’organisation des producteurs. Les conditions d’émergence et de maintien de ces stratégies collectives, ainsi que leurs atouts sont ainsi illustrés par des exemples concrets. Rééquilibrer la formation des prix par le contrôle de l’offre constitue l’un des effets positifs des IG à côté de la diffusion des innovations et l’amélioration de la qualité des produits.
Rapport complet disponible :  http://www.fao.org/3/I8737EN/i8737en.pdf
  • Mardi 15 Mai 2018, 18h-19h30, amphi Dumont

« Le droit face aux enjeux de l’agriculture durable »

Par Pierre-Etienne Bouillot (AgroParisTech)

A l'heure où l'on appelle à réconcilier l'agriculture avec la durabilité, l'examen fait par Pierre-Etienne Bouillot de l'état du droit rural révèle, au travers de plusieurs exemples pertinents, l'obéissance de celui-ci à une logique économique libérale qui ne permet pas de relever les défis actuels et futurs de l'agriculture.

https://www.cosmografia.fr/produit/le-droit-face-aux-enjeux-de-lagriculture-durable/

  • Mardi 10 avril 2018, 18h-19h30, amphi Dumont

« Le sacrifice des paysans – Une catastrophe sociale et anthropologique »

Par Pierre Bitoun (INRA-SAD-APT) et Yves Dupont

https://www.lechappee.org/le-sacrifice-des-paysans

  • Mardi 6 mars 2018, 18h-19h30, amphi Dumont

« Les marchés fonciers fonciers ruraux en Afrique de l’Ouest et les outils de leur régulation »

Par Jean-Philippe Colin (IRD) et Michel Merlet (Agter)

Basée sur 4 pays de la sous-région, cette étude analyse les articulations et interférences entre l’Etat, la coutume et le marché dans l’allocation des différents droits liés à la terre et avance des propositions concrètes pour nourrir les débats sur les outils de régulation des marchés fonciers.

http://www.ipar.sn/Rapport-de-l-Etude-regionale-sur-les-marches-fonciers-ruraux-en-Afrique-de-l.html

  • Mardi 6 février 2018, 18h-19h30, amphi Tisserand

La répartition de la valeur au sein des filières agricoles

Débat organisé par les élèves agroéconomistes de la dominante ‘‘Développement agricole’’ d’AgroParisTech

Avec :
- Olivier Allain, coordinateur des Etats généraux de l’alimentation (EGA), éleveur et vice-président du conseil régional de Bretagne
- André Bernard, producteur de tomates industrie et président de l’association nationale interprofessionnelle des fruits et légumes transformés
- Serge Papin, président-directeur général de Système U et président de l’atelier 5 des EGA « rendre les prix d’achats plus rémunérateurs pour les agriculteurs »

ANNEE 2017

  • Mardi 12 décembre 2017, 18h-19h30, AgroParisTech, amphi Coléou

Prédateurs et résistants – Appropriation et réappropriation de la terre et des ressources naturelles (16e-20e siècles)

Par Pablo Luna (EHESS-CRH-Erhimor) et Niccolo Mignemi (EHESS-Ecole française de Rome)

Pour plus d’information : http://erhimor.ehess.fr/index.php?1587

  • Mardi 14 novembre 2017, 18h-19h30, AgroParisTech, amphi Dumont

Transformations agricole et agroalimentaire – Entre écologie et capitalisme
 
Par Gilles Allaire (INRA) et Benoit Daviron (CIRAD)
Discutant : Thierry Pouch (APCA, chercheur associé au laboratoire Regards de l’Université de Reims Champagne Ardennes)
 
Gilles Allaire et Benoit Daviron proposeront une lecture d’ensemble de l’ouvrage collectif dont ils ont coordonné la publication suite au colloque organisé pour célébrer les 20 ans de l’ouvrage aux accents polanyiens « la grande transformation de l’agriculture ».
  • Mardi 3 octobre 2017, 18h-19h30, AgroParisTech, amphi Dumont

« Anticipons aujourd’hui pour gérer les risques demain » - Présentation du rapport d’orientation des Jeunes Agriculteurs sur la prévention et la gestion des risques en agriculture. 
 
Par Baptiste Gatouillat, agriculteur et vice-président JA et Nicolas Sarthou, agriculteur et administrateur national
Discutant : Frédéric Courleux, think tank Momagri
 
  • Mercredi 14 juin 2017- 16h30-18h00 - AgroParisTech, site Maine, Paris 15e, amphi 7

Le vote des agriculteurs  

Par Eddy Fougier, Politologue et chercheur associé à l’IRIS (Institut des Relations Internationales et Stratégiques)

Discutant : Jean-Marie Séronie, Agro-économiste / www.agroeconomie.com

Bien que ne représentant plus qu’une fraction de l’électorat, le vote agricole compte toujours et il est d'autant plus intéressant à étudier que le secteur est frappé depuis quelques années par de nombreuses crises à la fois conjoncturelles et structurelles et qu'un certain nombre d'affiliations politiques traditionnelles semblent être de plus en plus remises en cause.

Pour aller plus loin :

- une note de la Fondapol sur les agriculteurs et le FN (co-écrite avec le sondeur J. Fourquet) : http://www.fondapol.org/etude/eddy-fougier-et-jerome-fourquet-le-front-national-en-campagnes-les-agriculteurs-et-le-vote-fn/  

- une vidéo récente http://www.pleinchamp.com/actualites-generales/actualites/le-7-mai-les-agriculteurs-voteront-pour 

  • Mardi 18 avril 2017, 18h00-19h30, AgroParisTech, amphi Tisserand

Présentation du scénario AFTERRE 2050  

Par Christian Couturier, SOLAGRO, directeur du pôle Énergie
Discutant : Quentin Delachapelle, agriculteur et président de la FNCIVAM

L’association Solagro a conduit un travail de prospective très abouti sur les trajectoires d’évolution vers une agriculture française plus durable à l’horizon 2050. En partant d’une analyse des besoins alimentaires, un scénario central et deux variantes ont été établies pour appréhender les perspectives d’évolution des systèmes de production. Les résultats traduisent une amélioration significative de l’impact de l’agriculture sur les différentes dimensions de la durabilité (économique, sociale et environnementale).
Pour plus d’informations : http://afterres2050.solagro.org/a-propos/le-projet-afterres-2050/

  • Mardi 7 mars 2017, 18h00-19h30, AgroParisTech, amphi Coléou (face à l'amphi Dumont)

L’agriculture a-elle été oubliée dans l’Accord de Paris ?

Par Michel Colombier, IDDRI, Directeur scientifique

Après des années de difficiles négociations pour tenter d’étendre et prolonger le Protocole de Kyoto, l’échec de Copenhague a conduit la communauté internationale à radicalement changer d’approche. Cet aggiornamento a permis de trouver enfin à Paris un accord entre toutes les Parties, avancée unanimement saluée tant cet horizon semblait encore lointain quelques années auparavant. Mais cette architecture nouvelle pose également de nombreuses questions, à commencer par celle de l’ambition globale, clairement insuffisante. Dans le même temps, plusieurs communautés, et notamment celle de l’agriculture, s’interrogent : n’a-t-on pas fait l’impasse dans cet accord sur des leviers incontournables de la lutte contre le changement climatique ?

  • Mardi 21 février 2017, 18h00-19h30, AgroParisTech, amphi Dumont

Intérêts et limites du dispositif français de soutien aux zones de montagne et intermédiaires : quelques apports de l’évaluation de l’ICHN (Indemnité compensatoire de handicaps naturels) sur la période 2007-2013.

Par Dominique Vollet, Directeur UMR Territoires (AgroParisTech-Inra-Irstea-VetAgro Sup, Université Clermont Auvergne), Président de l’instance nationale d’évaluation de l’ICHN
Discutant : Gilles Bazin (AgroParisTech)

  • Mardi 10 janvier 2017, 18h-19h30, AgroParisTech, amphi Dumont 

Carte blanche à Marcel Mazoyer : sa vie, son œuvre

Années 2016 et 2015

ANNEE 2016

Mardi 13 décembre 2016, 18h00-19h30, AgroParisTech, amphi Dumont

Les expositions aux pesticides en agriculture : une question pour les politiques agricoles ?

Par Catherine Laurent, Directrice de recherche INRA UMR SAD-APT INRA/AgroParisTech
Discutante (à confirmer) : Florence Jacquet 

"Ces dernières années la question des expositions aux pesticides a été l’objet d’attentions croissantes dans les politiques de santé. Les recherches qui sous-tendent ces politiques ont travaillé principalement sur l’analyse des effets sur la santé mais aussi sur les mécanismes d’expositions, en vue de concevoir des moyens de prévention adaptés.
Cette réflexion sur les mécanismes d’exposition concerne directement de nombreux objets des ruralistes (pratiques agricoles, choix des modèles technologiques, modalités de délivrance du conseil...). Elle invite donc à mieux comprendre comment politiques de santé et politiques agricoles peuvent s’articuler pour élaborer des bases de connaissances partagées, afin de mieux raisonner la prévention. L’exposé développera ces différents points en s’appuyant sur des constats réalisés lors de l’expertise Anses sur les expositions professionnelles aux pesticides en agriculture, qui vient de paraître (https://www.anses.fr/fr/content/publication-du-rapport-sur-les-expositions-professionnelles-aux-pesticides-mieux-conna%C3%AEtre ).
Le rapport d'expertise complet sera par ailleurs présenté le 8 décembre 2016 à Paris lors d'une journée débat organisée par les auteurs. http://www6.versailles-grignon.inra.fr/sadapt/ExpoPest  "

Mardi 8 novembre 2016, 18h00-19h30, AgroParisTech, amphi Dumont

Agro-holdings et régulations sectorielles en Russie

Par Pascal Grouiez, Economiste Paris 7 - Ladyss 
Discutant : Hubert Cochet, Agroéconomiste, UFR Agriculture comparée, AgroParisTech  

"Le séminaire traitera des transformations majeures qu’a connu l'agro-industrie russe depuis 20 ans. Intégrant dans une même entité la production de matières premières jusqu’à la transformation, l’émergence des agroholdings est analysée comme le résultat de compromis entre acteurs politiques et économiques. Cette nouvelle forme d’organisation de la production agricole continue toutefois de composer avec d'autres formes comme les firmes de l’industrie agro-alimentaire, les petites exploitations familiales ou les entreprises individuelles. Des régulations nationales et territoriales émergent et permettent aux différents acteurs économiques de développer des stratégies de niche. L'embargo russe sur les importations européennes est ainsi moins vu comme un élément déclencheur d’une nouvelle stratégie de développement agro-alimentaire que comme le moyen de renforcer un processus préexistant."

Mardi 11 octobre 2016, 18h00-19h30, AgroParisTech, amphi Dumont

Gestion des risques et PAC: une proposition
par Tomas Garcia Azcarate, IEGC-CSID Madrid et ancien fonctionnaire de la DG Agri - http://tomasgarciaazcarate.com
Discutant : à confirmer

Co-auteur d’un récent rapport réalisé pour le Parlement Européen sur la gestion des risques dans la PAC, il présentera un état des lieux des mesures nationales et communautaires à l’œuvre pour en dresser le bilan d’un développement très inégal d´un Etat membre à l´autre et peu brillant à l´échelle communautaire. Sur cette base, une partie prospective développant une proposition à vocation réaliste sera discuté afin de nourrir le débat de ce séminaire.
Lien vers le rapport : http://www.europarl.europa.eu/thinktank/en/document.html?reference=IPOL_STU%282016%29573415

Mardi 13 septembre 2016, 18h00-19h30, AgroParisTech, amphi Dumont

Les transformations des politiques de coopération internationale en matière agricole
par Vincent Ribier et Jean-Jacques Gabas (CIRAD)

A partir de l’ouvrage dont ils viennent de coordonner la publication, l'exposé porte sur la trajectoire sur longue période de la politique française de coopération agricole depuis les années 60, les bases sur lesquelles elle s'est construite et les orientations qu'elle a prises. Pendant plusieurs décennies, ce modèle puisant ses racines dans la période coloniale, mais aussi dans les acquis de la PAC va se caractériser par le rôle central de l’État et une assistance technique massive. Soumis à l'influence pressante des principaux acteurs du régime international de l'aide à partir des années 80, le modèle résiste dans un premier temps mais finit par céder dans les années 90 en modifiant ses pratiques. La réforme institutionnelle de 1998 renforce la perméabilité de la coopération française aux normes et aux idées du régime international de l'aide. Le modèle français ne disparait pas pour autant : il s'hybride, combinant des composantes héritées de l'histoire avec d'autres, d’inspiration plus libérale.
Lien vers l’ouvrage : http://www.karthala.com/hommes-et-societes-sciences-economiques-et-politiques/3037-les-transformations-des-politiques-de-cooperation-secteurs-agricoles-et-miniers-au-canada-et-en-france-9782811114350.html

Mardi 21 juin 2016, 18h00-19h30, AgroParisTech, amphi Dumont

Partenariats pour le développement territorial
par André Torre (INRA SAD-APT) et Dominique Vollet (IRSTEA), coordinateurs de l’ouvrage  

Les actions en faveur du développement des territoires ruraux et agricoles, confrontées aux profondes mutations de ces espaces, ne font aujourd’hui plus consensus. Ces changements conduisent à la mise en œuvre de nouvelles pratiques, fondées sur de nouvelles connaissances et de nouvelles formes de coordination entre acteurs. Chercheurs et praticiens trouveront dans ce livre les bases méthodologiques et des exemples d’outils pertinents pour repenser le développement territorial.
http://www.quae.com/fr/r4794-partenariats-pour-le-developpement-territorial.html

Mardi 10 mai 2016, 18h00-19h30, AgroParisTech, amphi Dumont

Les enjeux des négociations du TTIP pour l’élevage
par Fabien Champion, agro-économiste, Institut de l’Elevage
Discutant : Thierry POUCH, APCA et Université de Reims

Les négociations entre les Etats-Unis et l’Union européenne pour un accord de libre-échange (TTIP ou TAFTA) s’accélèrent depuis la fin de l’année 2015. L’objectif affiché de la Commission européenne et des négociateurs américains est de parvenir à un compromis avant la fin du mandat du président Obama. Face à ce potentiel accord et aux nombreux enjeux qu’il soulève, les secteurs de l’élevage français affichent deux positions diamétralement opposées. D’un côté, les filières viandes s’opposent frontalement au risque d’être mis en concurrence avec le modèle de production américain, basé sur l’élevage intensif et l’administration de facteurs de croissance. De l’autre, le secteur laitier voit dans le TTIP l’opportunité d’exportations à haute valeur ajoutée vers un marché à pouvoir d’achat élevé qui reconnaitrait enfin ses garanties sanitaires et l’unicité de ses produits à fort ancrage territorial. Fabien Champion présentera les différents travaux réalisés par les Instituts techniques agricoles français (Idele, Ifip et Itavi) pour objectiver ces enjeux.

Mardi 12 avril 2016, 18h-19h30, AgroParisTech, amphi Dumont

Géopolitique des dynamiques agraires au Proche-Orient
par Pierre Blanc* 

L’actualité géopolitique du Proche-Orient est tragiquement abondante. Dans un champ surinvesti par les analyses en termes religieux, George Corm a raison d'en appeler à une "approche profane des conflits". La mobilisation du sacré est bien souvent le débouché de dysfonctionnements géopolitiques, politiques, économiques et sociaux. La dimension agraire en particulier mérite d'être ainsi reconsidérée. Le croisement entre conflictualité et agriculture nous permet de mettre en lumière plusieurs fonctions géopolitiques de l’agriculture, observables dans d’autres régions mais très prégnantes au Proche-Orient : l'agriculture est articulée à la recherche de puissance et de sécurité, elle facilite les logiques de territorialisation à fort soubassement stratégique dans des contextes conflictuels, les ressources qu'elle mobilise - la terre et l’eau – sont des motifs supplémentaires de compétitions, la figure du paysan et la dimension agraire ne sont pas sans incidence sur la fabrique des identités.

*Docteur en géopolitique (HDR) et Ingénieur en chef des Ponts, des eaux et des forêts, Pierre Blanc est enseignant-chercheur en géopolitique à Bordeaux (Sciences po et Sciences agro) et rédacteur en chef de Confluences Méditerranée et directeur de la Bibliothèque de l'Iremmo (Institut de recherche et d'étude sur la Méditerranée et le Moyen-Orient, Paris). Il a publié récemment "Proche-Orient, le pouvoir, la terre et l'eau", Presses de sciences po, 2012, et avec Jean-Paul Chagnollaud "L'atlas du Moyen-Orient, aux racines de la violence", Autrement, 2016, "Violence et politique au Moyen-Orient", Presses de sciences po, 2014, "Atlas des Palestiniens, un peuple en quête d'Etat, Autrement, 2012"

Mardi 9 mars 2016, 18h-19h30, AgroParisTech, amphi Dumont

Performance environnementale et distribution des aides de la PAC : la dernière réforme améliore-t-elle la situation ?
par Alessandra Kirsch, doctorante en Economie à AgroSup Dijon et Jean-Christophe Kroll, Professeur d’Economie émérite à AgroSup Dijon 

Les réformes successives de la Politique Agricole Commune (PAC) sont marquées par une tentative de légitimation environnementale des soutiens publics. Mais leur distribution actuelle et à venir bénéficie-t-elle réellement aux exploitations agricoles les plus favorables à l’environnement ? Les auteurs proposent une approche novatrice basée sur la conception d'indicateurs environnementaux construit à partir du RICA et de travaux de simulation des effets redistributifs de la dernière PAC et de son application française.

Mardi 9 février 2016, 18h-19h30, AgroParisTech, amphi Dumont

Conseil privé en agriculture : acteurs, pratiques et marché
par Pierre Labarthe, Claude Compagnone, Frédéric Goulet

Le champ du conseil en agriculture est en pleine reconfiguration avec l’arrivée de nouveaux acteurs désormais incontournables : les conseillers travaillant pour le secteur privé. Si les raisons de leur essor sont bien identifiées, leur identité, leurs pratiques, leurs compétences et les relations qu’ils entretiennent avec les producteurs et les autres opérateurs du conseil sont encore largement méconnues. Les auteurs présenteront l'ouvrage qu'ils viennent de coordonner sur le sujet.

Mardi 12 janvier 2016

Séminaire reporté en raison de problèmes de logistiques

ANNEE 2015

Mardi 8 décembre 2015, 18h00-19h30, amphi Tisserand

La vigne et le vin face au changement climatique : quels impacts ? Quelles adaptations ? Quelles politiques publiques ?
par Jean-Marc Touzard, Directeur de recherche, INRA Montpellier
Discutant : Patrick Aigrain, Chef du service "Evaluation, Prospective, Analyses Transversales », FranceAgrimer

L’agriculture est à la fois responsable et victime du changement climatique. Elle est également présentée comme source de solutions. En plein sommet des Nations Unies en France (COP 21), Jean-Marc Touzard présente ses travaux de recherche sur la question, appliqués au secteur viticole et construits autour du projet de recherche Laccave : http://www1.montpellier.inra.fr/laccave/wimiz/wimiz.php?page=accueil

Mardi 17 novembre 2015, 18h00-19h30, amphi Dumont

Annulation du séminaire en raison de l'actualité.

Mardi 6 octobre 2015, 18h00-19h30, amphi Tisserand

Les négociations sur la réforme de la PAC 2014 : le dessous des cartes

par Dacian Ciolos, ancien Commissaire européen à l’agriculture

Mardi 15 septembre 2015, 18h00-19h30, amphi Dumont

Le bio peut-il nourrir le monde ?  
par Marc Benoît, Directeur de recherche, INRA Clermont-Ferrand
Discutant : Dominique Marion, Fédération nationale d’agriculture biologique

Marc Benoit se propose de vous faire partager la conférence qu'il a donnée le 13 mai dernier dans le cadre des conférences du Pavillon France à l'Exposition Universelle de Milan. Cette présentation tient à montrer la complexité de la question et les enjeux sociétaux qu'elle recouvre, au-delà de l'aspect quantitatif de nourrir 9 milliards d'humains en 2050.  http://www6.inra.fr/comite_agriculture_biologique/Accueil/Actualites/le-bio-peut-il-nourrir-le-monde

Mercredi 3 Juin 2015, 18h00-19h30

Les réformes de la PAC vues depuis le Parlement européen : bilan et perspectives.
Intervenant : Michel Dantin, Député européen, ancien Rapporteur pour la PAC 2014-2020

Michel Dantin, membre de la commission Agriculture et Développement Rural au Parlement européen depuis 2009, nous livrera son analyse de la dernière réforme de la Politique Agricole Commune. Première réforme en co-décision, il évoquera en particulier le rôle du Parlement au cours de la négociation et reviendra notamment sur les amendements qu'il porta pour faire émerger un nouveau système de régulation dans le secteur laitier à l'issue du régime des quotas laitiers. Plus largement, il dressera les perspectives en matière agricole et de développement rural de la nouvelle mandature compte tenu de l'agenda de la Commission européenne.

Mardi 14 avril 2015, 18h00-19h30

La politique de sécurité alimentaire chinoise : entre soutien domestique et sécurisation des flux d'importation
Intervenant : Jean Marc Chaumet, Institut de l'élevage, rédacteur de "Chine_Abcis" la lettre de veille et d’analyse de l’économie de l’élevage en Chine
Discutant : Jean Noel Depeyrot, Centre d'Etudes et de Prospective, MAAF

Atelier du monde, premier exportateur mondial tous produits confondus la place de l'Empire du Milieu dans le commerce mondial des produits manufacturés est largement connue. La construction de la puissance chinoise repose cependant sur une dépendance croissante vis-à-vis de l'étranger. L'ouverture et les réformes chinoises, entamées en 1978, ont été à l'origine de bouleversements structurels à l'intérieur du pays. Les surfaces agricoles se maintiennent avec difficulté, la pollution des eaux et des terres freinent le développement des productions, la sécurité sanitaire des produits est à l'origine de nombreux scandales. La place croissante des produits animaux dans ses assiettes a obligé la Chine à adapter sa politique agricole et sa stratégie. Elle s'est tournée vers le marché mondial pour approvisionner, en quantité et en qualité, sa population. D'abord centrée sur l'alimentation animale, les importations concernent aujourd'hui les produits animaux qui accentuent le déficit commercial agricole et agroalimentaire (50 milliards de dollars en 2013). En outre, dans le but de sécuriser son approvisionnement alimentaire, la stratégie chinoise évolue et repose de plus en plus sur des investissements hors de ses frontières. Enfin, le dernier axe de développement concerne l'accueil des investissements étrangers en Chine. L'analyse de la politique dans le secteur laitier permettra de décrire concrètement cette évolution de l'agriculture chinoise.

Mardi 17 mars 2015, 18h00-19h30

NB: Suite à une obligation, Michel Dantin a dû annuler sa venue pour cette session de la SFER.

À la sortie des quotas laitiers en Europe, où en est la régulation du secteur laitier dans quelques pays producteurs (États-Unis, Canada, NZ) ?
par Daniel-M. Gouin - Titulaire de la Chaire d'analyse de la politique agricole et de la mise en marché collective, Université Laval, Québec, chercheur invité, Institut de l'élevage, Paris

L'exposé de Daniel-M. Gouin proposera un support à la discussion sur les perspectives de l'après quotas sur la base de l'analyse des systèmes de régulation des filières laitières dans les trois importants pays producteurs que sont les États-Unis, le Canada et la Nouvelle-Zélande.
Le nouveau Farm Bill laitier américain et son mécanisme d'assurance marge suscitent un grand intérêt de certains membres de la filière laitière européenne, mais l'organisation de marché par les Milk Marketing Orders qui assure une péréquation des prix entre producteurs mériteraient autant d'intérêt dans le contexte européen et en particulier français. Ensuite, si le système de gestion de l'offre qui résiste encore au Canada sera brièvement abordé, l'attention sera davantage portée sur les mécanismes de mise en marché collective, puisqu'il s'agit d'une contractualisation obligatoire et encadrée. Finalement, le cas de la Nouvelle-Zélande sera présenté. On y rappellera qu'il n'y a plus à proprement parler de politique laitière, mais que la coopérative Fonterra, qui a récupéré à sa fondation les principales prérogatives du Dairy Board, y joue un rôle déterminant.
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Mardi 10 février 2015, 18h00-19h30

La coopération agricole de production : historique, perspectives et place dans les politiques agricole.

Par Serge Cordellier - consultant et chercheur indépendant en économie sociale
et Pierre-François Vaquié, Délégué général de la FNCUMA (Fédération Nationale des Coopératives d'Utilisation du Matériel en Commun)

Ce séminaire sera l'occasion de revenir sur l'histoire des formes d'action collective en agriculture que sont les coopératives de production. Au-delà des CUMA et des GAEC, figures incontournables de l'économie agricole en France, Serge Cordellier nous éclairera sur la genèse de ses instruments au service de la modernisation du secteur à partir d'un travail de recherche-action engagée par la FNCuma et récemment publié par la RECMA (Revue internationale de l'économie sociale). Il traitera également des SCIC (Société coopératives d'intérêt collectif), SCOP (société coopérative participative) et CAE (Coopérative d'activité et d'emploi), modes d'organisation promues par l'Economie Sociale et Solidaire, dont il paraît pertinent d'étudier le potentiel de développement en agriculture. Enfin, la discussion pourra également porter sur les formes d'action collective que seront les GIEE, groupements d'intérêt économique et environnemental, introduits lors de la dernière loi d'avenir.
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Mardi 13 janvier 2015, 18h00-19h30

Agriculture familiale : les enjeux d'une définition - Entre consensus et controverses, l'année internationale de l'agriculture familiale 
Pierre Marie BOSC - CIRAD - coordinateur du rapport 'investir dans la petite agriculteur' par le panel d'experts à haut niveau sur la sécurité alimentaire et la nutrition – FAO
Jean Marie Sourisseau – CIRAD - coordinateur de l'ouvrage collectif « Agricultures Familiales et monde à venir » ed. QUAE
Discutant : Henri Rouillé d’Orfeuil, chargé de mission interministérielle pour la préparation de l’année internationale 2014 de l’agriculture familiale

La définition de l'agriculture familiale apparaît a priori triviale alors que se termine 2014 déclarée par l'Assemblée générale des Nations Unies comme "Année Internationale de l'Agriculture Familiale". Or définir l'agriculture familiale suppose non seulement de la définir pour ce qu'elle est, mais aussi au regard de ce qu'elle n'est pas, et par rapport à d'autres dénominations qui ne la définissent pas totalement (petite agriculture, agriculture de subsistance, agriculture paysanne, etc.). Au final, l'effort de définition se révèle complexe, car il invite à remettre en cause certaines manières de penser, parce qu'il questionne les modèles de développement agricole (et notamment la modernisation), et au-delà les trajectoires de développement tout court. La définition n'est donc pas anodine, comme l'expriment les réactions suscitées dans le milieu académique, politique et au sein des organisations professionnelles et de la société civile, qui oscillent entre des consensus surprenants et des controverses inattendues ou décalées. Notre intervention visera à présenter un essai de définition, la démarche sous-jacente et leur connexion avec les enjeux globaux de développement. Nous lancerons le débat à partir d'une analyse du positionnement de certains acteurs au regard des définitions retenues dans le cadre de l'année internationale, mais aussi des différentes interprétations et utilisations qu'ils ont pu en faire.
télécharger le ppt de la présentation
http://www.cirad.fr/actualites/toutes-les-actualites/articles/2014/ca-vient-de-sortir/politiques-publiques-pour-l-agriculture-familiale-caracteriser-pour-mieux-soutenir

Années 2014 et 2013

ANNEE 2014

Mardi 9 décembre 2014, 18h-19h30

Jaurès et le monde paysan. Les débats fondateurs de la politique agricole française sous la IIIe République.    
par Alain Chatriot, CNRS - Equipe de recherches pour l'histoire du monde rural (ERHIMOR)

Mardi 18 novembre 2014, 18h-19h30

Compétitivité des marchés productifs et concurrence des marchés de main-d'oeuvre, quel dumping social dans l'agriculture euro-méditerranéenne ?
par Catherine Laurent, économiste à l’INRA-SAD ; Béatrice Mesini, politologue au CNRS

Dans les régions méditerranéennes françaises, une littérature abondante détaille les succès de stratégies de développement fondée sur la valorisation de la multifonctionnalité de l'agriculture. Néanmoins, celles-ci n’ont permis d'assurer la reproduction que d'un nombre limité d'exploitations. Dans le même temps la pression sur la rémunération du travail s'est accrue et s'accompagne de nouvelles formes de flexibilisation de la main d'œuvre (notamment recours à des travailleurs détachés). L'image de l'agriculture multifonctionnelle en Méditerranée, mise en avant comme un atout marketing, ne conduit-elle pas à dépolitiser les débats sur l’avenir de l’agriculture régionale en masquant les contradictions qui s'exacerbent pour garantir la profitabilité des exploitations ?
En particulier dans le département des Bouches-du-Rhône, les saisonniers marocains et tunisiens ont remplacé les salariés permanents sur les exploitations depuis les années 1970. Puis des travailleurs détachés latino-américains, plus chers mais plus flexibles, ont été embauchés. Selon le rapport de la Direction générale du travail, le volume du détachement dans l’agriculture a quasiment triplé entre 2011 et 2012, en hausse de 350 000 jours, pour atteindre 550 000. Quelles sont les conséquences de ces évolutions sur la circulation du capital, les conditions de travail, les droits des travailleurs et des migrants ?
Laurent C. 2013. The Ambiguities of French Mediterranean Agriculture. Images of the multifunctional agriculture to mask social dumping? In Agriculture in Mediterranean Europe: Between Old and New Paradigms, Research in Rural Sociology and Development, Volume 19, 149–171
Mésini B., «The transnational recruitment of temporary Latino workers in European agriculture » in Gertel Jorg et Sippel Sarah (dir.), Fragmented agricultural productions and circular migrations : news space of insecurity, 2014.
Mésini, B., « Mobilités andines dans l’agriculture méditerranéenne : le détachement transnational à l’épreuve des droits de l’homme, du travailleur et du migrant », in Gérard Azoulay,Véronique Ancey, Daniel Dormoy, Chantal Crenn, André Mangu, André Thomashausen (dir.), Mobilités et migrations liées au développement et à l’environnement : formes et gouvernance, Paris, L’Harmattan, Presses universitaires de Sceaux, 2014.

Mardi 14 octobre 2014, 18h-19h30

Penser l'Anthropocène et ses enjeux
par Christophe Bonneuil, historien au CNRS
Discutant : Sébastien Treyer, directeur des programmes de l’IDDRI

On sait maintenant avec certitude l'origine humaine du réchauffement climatique en cours et la Conférence de Paris en décembre 2015 s'efforcera d'y donner enfin une réponse politique. Au-delà du climat, depuis quinze ans d'importants scientifiques ont proposé d'ajouter une nouvelle époque à l'échelle des temps géologiques : l'Anthropocène, pour signifier que l'humanité est devenue une force géologique qui bouleverse le système Terre. Mais les lectures de l'Anthropocène et de ses enjeux sont multiples. Crise écologique ou déraillement géologique? Fin du monde ou impasse du capitalisme? Echec de la modernité ou nouvel âge d'artificialisation technologique de la planète ?

Mardi 10 juin 2014, 18h-19h30

La prise en compte de l'environnement dans la nouvelle PAC : 28 nuances de vert ?  
par Xavier Poux (Consultant du cabinet d'étude AScA et membre de l'European Forum on Nature Conservation and Pastoralism)

L'intégration de la biodiversité dans les politiques agricoles, dont la revendication remonte aux années 1990, est en passe d'être réalisée. Mesure phare de la nouvelle PAC, le
verdissement des aides apparaît comme une avancée réelle - même si elle est imparfaite et de plus en plus "vert pâle" - et indiquerait que, enfin, les aides du premier pilier
soutiennent la conservation de la biodiversité.
L'exposé reposera sur l'idée que, si la PAC "va dans le bon sens", les objectifs qu'elle vise en matière de biodiversité s'éloignent et que la situation se dégrade, sans que les
propositions récentes soient de nature à enrayer les phénomènes dommageables. Les principaux manques politiques résultent d'un ciblage insuffisant des mesures et d'une
dilution d'ensemble des objectifs de la PAC.
http://www.iddri.org/Publications/Collections/Analyses/STUDY0313_XP_biodiv%20CAP%20reform.pdf

Mardi 22 avril 2014, 18h-19h30

La Safer : une police de la terre qui cumule… toutes les critiques. Retour sur son histoire au regard du récent réquisitoire de la Cour des Comptes.
par Yannick Sencébé (AgroSupDijon / CESAER)

Gendarme partial du foncier, entaille intolérable au droit de propriété, agent immobilier peu transparent, outil aux mains du syndicalisme majoritaire … La Safer cumule les critiques de tout bord, alors qu’elle est issue de la volonté politique de mettre fin aux « cumulards » qui concentraient les terres avant la mise en place de la politique des structures en 1960-62. Revenir sur son histoire, sur les ambivalences de son statut de société anonyme ayant des missions d’intérêt général, sur les évolutions de cette institution qui a survécu au projet qui l’a vu naitre, au besoin, en s’en éloignant, tout cela permettra de mieux situer les enjeux de sa réforme, dans le cadre de la Loi d’Avenir pour l’Agriculture et, de mieux saisir le réquisitoire sans appel que dresse à son égard la Cour des Comptes dans son dernier rapport.
Repères bibliographiques :
.Sencébé Y., Pinton F., Alphandery P., 2013, Le contrôle des terres agricoles en France : du gouvernement par les pairs à l’action des experts, Sociologie, n°3, pp. 251-268.
.Sencébé Y., 2012,  La Safer – De l’outil de modernisation agricole à l’agent polyvalent du foncier : hybridation et fragmentation d’une institution, Terrains et Travaux, n°20/ Aux bords du champ : agricultures et sociétés contemporaines, pp. 105-121.
.Rapport annuel de la Cour des Comptes, 2014, Tome 1, Deuxième partie - Les politiques  publiques ; Chapitre 1 – Agriculture ; 2ème section « Les Safer : les dérives d’un outil de politique d’aménagement agricole et rural », pp. 91-123 ; [http://www.ccomptes.fr/Publications/Publications/Rapport-public-annuel-2014]

Mardi 11 Mars 2014, 18h-19h30

Coopératives agricoles : identité, enjeux et défis
par Chantal Chomel (Coop-de-France), Francis Declerck (ESSEC Business School), Maryline Filippi (Bordeaux Sciences Agro – INRA), Olivier Frey (IRECUS -Université de Sherbrooke), René Mauget (ESSEC Business School) auteurs de l'ouvrage « Coopératives agricoles : identité, gouvernance et stratégies » paru aux Editions Larcier en 2013, http://editionslarcier.larciergroup.com/titres/130167_2/lescooperatives-agricoles.html

Acteurs de l'économie solidaire, les coopératives agricoles font 40% du chiffre d'affaires des filières agro-alimentaires françaises. Face à leur identité, leur gouvernance et leurs stratégies, quels sont leurs enjeux et leurs perspectives ?

Mardi 11 Février 2014, 18h-19h30

50 ans d’économie rurale : carte blanche à Jean-Marc Boussard
Introduction : Jean-Marc Boussard, Président de l'Académie d'Agriculture de France,ancien directeur de recherche à l'INRA
Discutant : Frédéric Courleux, Centre d'études et de prospective du Ministère français del'Agriculture

Membre actif de la Société Française d'Economie Rurale, Jean-Marc Boussard compte parmi les principaux économistes ruraux contemporains. Ses nombreux travaux théoriques sur la modélisation du risque, le fonctionnement des marchés agricoles et l'incidence des politiques agricoles ainsi que sa participation active aux débats de politiques agricoles ont largement influencé plusieurs générations d'économistes. Ce séminaire sera l'occasion de mieux comprendre son parcours de chercheur, son analyse de l'évolution de la science économique et sa vision sur les challenges qui s'offrent à la recherche en économie rurale.

Mardi 7 janvier 2014, 18h-19h30

Le « Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement » : enjeux et risques démocratiques et commerciaux
Introduction : Yannick Jadot, député européen, vice-Président de la commission «commerce international » du Parlement européen
Discutant : Sébastien Couderc, chef du bureau des politiques commerciales au Ministère français de l'Agriculture

Le « Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement » est un accord de libre échange sans précédent, entre l’Union européenne et les Etats-Unis, qui concernerait la moitié du PIB mondial. Les négociations, lancées début juillet 2013, mettent sur la table le projet d’une « réduction substantielle des droits de douane » mais aussi celui d’une harmonisation des normes (sanitaires, environnementales…) et tout ce qui peut s’apparenter à des « barrières non tarifaires ». Les enjeux et risques, pour le secteur agricole notamment, sont donc potentiellement très importants.

ANNEE 2013

Mardi 10 décembre 2013, 18h30-20h - amphi Dumont

La conférence de Bali a-t-elle rendu licites les politiques de stockage aux  yeux de l'OMC ?
Introduction : Franck Galtier, chercheur au CIRAD-UMR Moisa
Discutant : Jacques Berthelot, ancien maître de conférences ENSAT, expert en politique agricole pour Solidarité

Voir les ouvrages de
. Franck Galtier «Gérer l’instabilité des  prix alimentaires dans les pays en développement - Une analyse critique des  stratégies et des instruments»,  http://www.afd.fr/webdav/shared/PUBLICATIONS/RECHERCHE/Scientifiques/A-savoir/17-A-Savoir.pdf
. Jacques Berthelot «Réguler les prix agricoles», http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=39833

Mardi 12 novembre 2013, 18h30-20h

L'exploitation agricole : naissance, vie et déclin d'une institution.
Introduction : Christophe Giraud, sociologue, université Paris Descartes-CERLIS, sociologue ; Jacques Rémy, sociologue, INRA
Discutant : à préciser

2014 sera l’année internationale de l’agriculture familiale. Les deux  sociologues en profiteront pour s’interroger sur les évolutions des  exploitations agricoles et de leur caractère familial, sur les conditions et  la pertinence de leur maintien.
Références  : Rémy J. (2012). "L'exploitation agricole: une institution en mouvement."  Déméter(2013): 361-384.  Giraud G., publications sur le site : 
http://univ-paris5.academia.edu/ChristopheGiraud

Séance du mardi 8 octobre 2013, 18h30-20h

Réforme de la PAC : quelles marges de manœuvre pour l'application française  ?  Le point de vue d’organisations de la société civile.
Introduction : Samuel Féret, coordinateur du groupe PAC 2013 et d'ARC 2020 (Convention Agricole et Rurale)
Discutant : François Thabuis, président des Jeunes agriculteurs

Les accords politiques du 26 juin et du 24 septembre entre le Conseil, le Parlement et la Commission, laissent des marges de manœuvre aux Etats pour choisir les modalités de mise en œuvre de la réforme de la PAC au 1er janvier 2014 pour le développement rural et au 1er janvier 2015 pour les paiements directs. Le règlement sur les paiements directs contient une quarantaine de dispositions laissées à la discrétion des Etats membres. Ces derniers peuvent ainsi choisir le dosage de la convergence et du couplage des aides, opter pour le paiement redistributif sur les premiers hectares, préciser les modalités du « paiement vert » et des pratiques afférentes. La négociation de cette réforme - au moins sur les paiements directs - est le résultat d'une négociation inédite entre le Conseil et le Parlement européen débouchant sur une PAC beaucoup plus plastique et flexible. Du point de vue des organisations de la société civile en France et dans l'UE, cette réforme n'est pas terminée tant que les Etats ou les régions n'auront pas arrêté leur choix sur les paiements directs et les programmes de développement rural et tant que le processus de rédaction des actes délégués confié à la Commission ne sera pas achevé.

Séance du mardi 10 septembre 2013, 18h30-20h

La directive nitrates, incompatible avec l'élevage ? Le cas de la France et  des pays d'Europe du Nord
Introduction : Philippe Le Goff, Professeur d'économie à Agrocampus Rennes
Discutant : à préciser

La comparaison des politiques du lisier menées en France et dans les pays du  Nord de l’Europe fait apparaître des différences d’esprit importantes.
Les politiques des pays d’Europe du Nord, alignées progressivement sur celle  du Danemark, ont concentré leur action sur le respect effectif de l’équilibre  de la fertilisation, sans chercher à bloquer ni à éviter les nécessaires  évolutions structurelles. A contrario, la France a basé sa politique du  lisier sur la maîtrise et le maintien des structures d’élevage, à défaut de  se donner les moyens de maîtriser les excédents de minéraux.
Texte intégral sur le site de Notre Europe :  http://www.notre-europe.eu/media/directivenitrate-legoffe-ne-ijd-mai13.pdf?pdf=ok

Séance du mardi 4 juin 2013, 18h30-20h00

Agricultures de firme : identification et caractérisation.
Introduction : Geneviève Nguyen (Maître de conférence en économie, Ecole Nationale Supérieure Agronomique de Toulouse - ENSAT) et François Purseigle (Maître de conférence en sociologie, ENSAT)
Discutant : Philippe Boullet (CER France)

La plupart des analyses en économie et sociologie agricole ont été dominées par le caractère familial de ce secteur, au risque d’en faire, selon nous, un invariant. Or, les transformations observées de l’agriculture familiale et l’émergence d’agricultures peu ou pas familiales, et dont le travail lui-même n’est pas d’origine familiale, conduisent à questionner les schémas classiques d’analyse des formes sociales d’organisations de la production agricole.
Sous l’influence de la globalisation, de la financiarisation et des évolutions technologiques, une agriculture que nous qualifions à ce stade « de firme » développe des formes organisationnelles nouvelles, reposant d’une part, sur la multiplicité des unités de prise de décision, chacune ayant ses finalités propres, et d’autre part, sur une mobilisation conséquente de ressources matérielles et immatérielles nouvelles d’origine non-agricole.
Les observations empiriques montrent non seulement l’entrée de nouveaux acteurs (fonds d’investissement, multinationales, grandes familles d’entrepreneurs…), mais aussi la mutation du rôle des anciens acteurs (des Etats-acheteurs de terres agricoles, des entreprises de l’agro-fourniture, des agriculteurs-salariés de l’Etat et de multinationales, des exploitations agricoles devenant de véritables entreprises agro-alimentaires…). Caractérisées par leur grande diversité, les finalités de ces différentes catégories d’acteurs pourraient présenter une certaine cohérence d’ensemble comme elles pourraient entrer en contradiction les unes avec les autres, obligeant à des modalités de contractualisation et de gouvernance particulières : développement de la sous-traitance, arrivée de capitaux externes, sécurisation de l’approvisionnement alimentaire et/ou énergétique d’un pays, optimisation du portefeuille d’actions ou encore maximisation du retour à l’investissement.
La frontière de ces formes productives nouvelles et leur organisation interne seraient ainsi plus difficiles à cerner dans la mesure où ces organisations impliquent un certain niveau d’investissement financier et technologique, les obligeant à émarger sur des secteurs productifs non-agricoles.
Nous voulons, à travers la présentation d’hypothèses et de résultats de recherche en cours (ANR JCJ) illustrer ces processus d’abstraction et de financiarisation, donner corps à la notion d’agriculture de firme mais aussi comprendre les « sédimentations » et filiations de  ces formes que l’on qualifie ici d’émergentes mais dont on sait qu’elles ne se constituent pas ex nihilo. D'un point de vue théorique, cette recherche aborde en effet des questions peu explorées jusqu'à présent, tant en économie des organisations et des institutions qu'en sociologie, à propos du processus d'émergence d'organisations hybrides et de leur coexistence.

Séance du mardi 21 mai 2013, 18h00 - 20h00

Biens publics et Politique agricole commune.
par Allan Buckwell (Institute for European Environmental Policy)
Discutantes : Janet Dwyer (Université de Gloucestershire) et Aurélie Trouvé (AgrosupDijon), programme de recherche ANR « Bippop » («Les biens publics dans la PAC 2013 », http://bip-pop.org/ )

Télécharger la communication d'Allan Buckwell au format ppt

Les débats sur le devenir des politiques agricoles sont fortement marqués par l'émergence de la notion de biens publics. Mais cette notion reste ambigüe. Comment est-elle apparue dans les débats sur la Politique agricole commune (PAC) ? Quels acteurs la portent, dans quel sens et avec quelles implications, notamment pour la PAC après 2013 ?
Allan Buckwell introduira ce sujet. Il est professeur émérite en économie. Spécialiste de la PAC, il a enseigné et cherché à l'Université de Newcastle puis du Wye College. Il a joué un rôle important d'expert auprès de la Commission européenne et de nombreuses organisations comme la Country Land and Business Association. Il a contribué à l'émergence de la notion de biens publics dans les débats sur la PAC. Il travaille actuellement pour l'Institute for l'European Environmental Policy. Il a récemment coordonné un rapport, Public Goods from Private Land.(http://www.agriculture.gov.ie/media/migration/agri-foodindustry/foodharvest2020/foodharvest2020/submissionsreceived/Rise%20Task%20Force.pdf ).

Séance du mardi 9 avril 2013, 18h30 - 20h00

Réforme de la PAC : alors que le trilogue débute entre le Conseil et le Parlement européen, où en est-on ?
par Jean-Christophe Bureau (Professeur d’économie, AgroParisTech-Paris)
Discutant : Guilhem Brun (Sous Directeur des Affaires Européennes – Ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt)

Les nouveaux pouvoirs de co-décision accordés au Parlement Européen ont sensiblement modifié la genèse des réformes de la PAC. Alors que la négociation entre dans sa dernière ligne droite, avec en perspective le Trilogue entre Parlement, Conseil et Commission, ce séminaire sera l’occasion defaire le point sur les différents textes en discussion.  
En particulier, les débats sur la convergence des aides et le verdissement du 1er pilier seront abordés au travers d’un article de Jean-Christophe Bureau paru sur le blog Capreform.eu  
http://capreform.eu/the-biodiversity-consequences-of-the-killing-of-the-ecological-focus-area-measure-by-the-council-and-the-comagri/  

Séance du mardi 12 mars 2013 - 18h30-20h00 

ANNULEE EN RAISON DES INTEMPERIES ET REPORTEE

Agricultures de firme : identification et caractérisation.

Introduction : Geneviève Nguyen (Maître de conférence en économie, Ecole Nationale Supérieure Agronomique de Toulouse - ENSAT) et François Purseigle (Maître de conférence en sociologie, ENSAT)
Discutant : Philippe Boulet (CER France) 

La plupart des analyses en économie et sociologie agricole ont été dominées par le caractère familial de ce secteur, au risque d’en faire, selon nous, un invariant. Or, les transformations observées de l’agriculture familiale et l’émergence d’agricultures peu ou pas familiales, et dont le travail lui-même n’est pas d’origine familiale, conduisent à questionner les schémas classiques d’analyse des formes sociales d’organisations de la production agricole.
Sous l’influence de la globalisation, de la financiarisation et des évolutions technologiques,  une agriculture que nous qualifions à ce stade « de firme » développe des formes organisationnelles nouvelles, reposant d’une part, sur la multiplicité des unités de prise de décision, chacune ayant ses finalités propres, et d’autre part, sur une mobilisation conséquente de ressources matérielles et immatérielles nouvelles d’origine non-agricole.
Les observations empiriques montrent non seulement l’entrée de nouveaux acteurs (fonds d’investissement, multinationales, grandes familles d’entrepreneurs…), mais aussi la mutation du rôle des anciens acteurs (des Etats-acheteurs de terres agricoles, des entreprises de l’agro-fourniture, des agriculteurs-salariés de l’Etat et de multinationales, des exploitations agricoles devenant de véritables entreprises agro-alimentaires…). Caractérisées par leur grande diversité, les finalités de ces différentes catégories d’acteurs pourraient présenter une certaine cohérence d’ensemble comme elles pourraient entrer en contradiction les unes avec les autres, obligeant à des modalités de contractualisation et de gouvernance particulières : développement de la sous-traitance, arrivée de capitaux externes, sécurisation de l’approvisionnement alimentaire et/ou énergétique d’un pays, optimisation du portefeuille d’actions ou encore maximisation du retour à l’investissement.
La frontière de ces formes productives nouvelles et leur organisation interne seraient ainsi plus difficiles à cerner dans la mesure où ces organisations impliquent un certain niveau d’investissement financier et technologique, les obligeant à émarger sur des secteurs productifs non-agricoles.
Nous voulons, à travers la présentation d’hypothèses et de résultats de recherche en cours (ANR JCJ) illustrer ces processus d’abstraction et de financiarisation, donner corps à la notion d’agriculture de firme mais aussi comprendre les « sédimentations » et filiations de
ces formes que l’on qualifie ici d’émergentes mais dont on sait qu’elles ne se constituent pas ex nihilo. D'un point de vue théorique, cette recherche aborde en effet des questions peu explorées jusqu'à présent, tant en économie des organisations et des institutions qu'en sociologie, à propos du processus d'émergence d'organisations hybrides et de leur coexistence.

Séance du mercredi 6 février 2013 - 18h30 - 20h30

La gouvernance mondiale de la lutte contre la faim .
par Olivier de Schutter (Rapporteur Spécial des Nations Unies pour le Droit à l'Alimentation)

Les gouvernements et les agences internationales ont accru la mobilisation dans la lutte contre la faim depuis la crise des prix alimentaires de 2007-2008. La gouvernance mondiale de la sécurité alimentaire a été renforcée à plusieurs niveaux. Mais est-ce suffisant ? Ces efforts convergent-ils ? Et comment articuler le rôle des gouvernements avec l'investissement privé ? La conférence passera en revue les défis qui subsistent, avec le recul que permettent cinq années de crise.
Olivier De Schutter, Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l’alimentation depuis mai 2008, est professeur à l’Université catholique de Louvain et au Collège d’Europe (Natolin).
Le débat est en vidéo en suivant ce lien : http://podcast.agroparistech.fr/users/lesdebatsdelagro/weblog/14056/La_gouvernance_mondiale_de_la_faim.html

Séance du mardi 8 janvier 2013 - ANNULÉE et REPORTÉE au 21 mai 2013

Biens publics et Politique agricole commune.
par Allan Buckwell (IEEP)
Discutantes : Aurélie Trouvé et Marielle Berriet-Solliec, programme de recherche ANR « Bippop » («Les biens publics dans la PAC 2013 », http://bip-pop.org/ ).

Les débats sur le devenir des politiques agricoles sont fortement marqués par l'émergence de la notion de biens publics. Mais cette notion reste ambigüe. Comment est-elle apparue dans les débats sur la Politique agricole commune (PAC) ? Quels acteurs la portent, dans quel sens et avec quelles implications, notamment pour la PAC après 2013 ?
Allan Buckwell introduira ce sujet. Il est professeur émérite en économie. Spécialiste de la PAC, il a enseigné et cherché à l'Université de Newcastle puis du Wye College. Il a joué un rôle important d'expert auprès de la Commission européenne et de nombreuses organisations comme la Country Land and Business Association. Il a contribué à l'émergence de la notion de biens publics dans les débats sur la PAC. Il travaille actuellement pour l'Institute for l'European Environmental Policy. Il a récemment coordonné un rapport, Public Goods from Private Land.
(http://www.agriculture.gov.ie/media/migration/agri-foodindustry/foodharvest2020/foodharvest2020/submissionsreceived/Rise%20Task%20Force.pdf ).

Années 2012 - 2009

ANNEE 2012

Séance du mardi 11 décembre 2012

Evaluation de la mise en œuvre de systèmes herbagers économes dans le Bocage poitevin : effets en termes de création de richesse et d’emploi.
par Nadège Garambois (AgroParisTech)
Discutant : Philippe Choteau, Institut de l'élevage

Résumé : En alternative à un développement centré sur l’accroissement de la productivité physique du travail et reposant sur une intensification à base d’intrants et un recours accru au maïs fourrage et aux concentrés, les éleveurs herbagers économes de l’Ouest français mettent en œuvre depuis plusieurs décennies des systèmes de production où l’alimentation du troupeau repose largement sur le pâturage de prairies temporaires à base de trèfle blanc ne recevant pas d’azote de synthèse. Au moyen de changements complexes et systémiques mis en œuvre depuis 1990, les éleveurs herbagers du Bocage poitevin ont élaboré des systèmes de production relevant de l’agro-écologie et intensifs en création de valeur ajoutée, conduisant au maintien d’actifs agricoles moins dépendants des subventions et installés sur des superficies plus modestes.
L’évaluation du point de vue de la collectivité de ces changements de pratiques permet de montrer qu’en réduisant les transferts de productivité du travail du secteur agricole vers les secteurs en amont et en aval et en conservant des valeurs ajoutées nettes par hectare et par actif élevées, ces éleveurs herbagers ont contribué à créer davantage de revenu national net, tout en favorisant la rémunération de leur travail. Des systèmes de production plus économes et restant suffisamment productifs peuvent ainsi permettre de ralentir la diminution du nombre d’agriculteurs, tout en réalisant des économies budgétaires pour l’Etat, en contribuant à une création de revenu supérieure à l’échelle nationale et en réduisant fortement les pollutions d’origine agricole.
Cette logique herbagère économe semble pouvoir constituer une alternative de développement agricole pour l’élevage bovin du Bocage poitevin et son adaptation pourrait être envisagée dans d’autres régions d’élevage. Sa diffusion jusqu’à présent limitée dans la région et sa conception par les éleveurs, à contre-courant des incitations de la PAC et assez largement en marge de la recherche agronomique et du conseil agricole, invitent à s’interroger sur les modalités politiques et techniques d’une diffusion plus large.

Séance du 13 novembre 2012

Droit international de l’agriculture. Sécuriser le commerce des produits agricoles .
par Eric Adam, Conseiller politique sur les questions de commerce et développement au ministère des Affaires étrangères et européennes
Discutant : Alexandre Martin, MAAF-Centre d'études et de prospective

A partir de son livre « Droit international de l’agriculture », Ed. LGDJ, Paris, 2012, http://www.lextenso-editions.fr/ouvrages/document/2335725

La question agricole est redevenue un enjeu géopolitique qui risque de s'avérer de plus en plus complexe compte tenu des défis démographiques, écologiques et socio-économiques du xxie siècle. Ces nouveaux enjeux nécessitent de replacer l'agriculture au cœur de l'agenda international et d'engager une réflexion approfondie sur l'encadrement juridique des relations agricoles internationales. C'est l'objet de cet ouvrage qui expose et analyse, pour la première fois, le droit international de l'agriculture. Les crises alimentaires de 2008 et 2011 ont mis en lumière les dangers des embargos économiques dans la vie internationale. Cette question sera demain au centre de nos préoccupations et le droit devra fournir des instruments pour améliorer la gouvernance mondiale de l'agriculture afin d'organiser et sécuriser le commerce des produits agricoles. En tenant compte des considérations sociales et environnementales de l'agriculture, un accord international devrait reposer sur l'interdépendance économique des États : en échange d'une meilleure organisation du commerce des produits agricoles, les pays producteurs pourraient s'engager à garantir la sécurité des approvisionnements vis-à-vis des pays consommateurs.

Séance du 9 octobre 2012

La financiarisation du marché des matières premières : évidences empiriques et implications politiques .
par Nicolas Maystre, économiste à la CNUCED.
Discutant : Bernard Valluis (Président délégué de l'Association nationale de la meunerie française)

Nicolas Maystre est un spécialiste des affaires économiques à la CNUCED (Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement), où il fait partie de l'équipe qui prépare le rapport annuel de la CNUCED sur le commerce et le développement. Avant de rejoindre la CNUCED au début de 2011, il a travaillé au Département des Affaires Economiques et Sociales (DAES) de l’ONU. Ses domaines de travail comprennent le commerce international, l'inégalité et la pauvreté, la financiarisation des marchés de produits et les relations entre le commerce et la culture. Il est l'auteur de plusieurs publications. Il est titulaire d'un doctorat en économie de l'Université de Genève (Suisse).

Séance du 11 septembre 2012 du Séminaire de Politique Agricole

Agriculture et alimentation, des champs géopolitiques de confrontation au XXIè siècle, présentation du Cahier Demeter.  
par Thierry Pouch (chef du service Études économiques de l'APCA) et Sébastien Abis (Analyste politique sur la Méditerranée, l’agriculture et l’alimentation )

L'accent sera mis d'une part sur la zone méditerranéenne (plus spécifiquement Afrique du nord/Moyen-Orient), d'autre part sur le commerce international agricole. Lien : http://www.clubdemeter.com/pages/cahiers/cahier_13.htm

Séance du 10 avril 2012 du Séminaire de Politique Agricole

Changement climatique et politiques agricoles.
Intervenant : Jean-François Soussana (INRA)

Séance du 13 mars 2012 du Séminaire de Politique Agricole

La politique d'aide alimentaire des Etats-Unis, source d'inspiration pour l'Union européenne ?
Intervenante : Sophie Devienne (AgroParisTech),
Discutant : Bertrand Hervieu

Séance du 14 février 2012 du Séminaire de Politique Agricole

Les enjeux des négociations sur la réforme de la PAC après 2013

La PAC va connaître une réforme profonde après 2013. La Commission européenne a présenté en novembre dernier ses propositions législatives ( http://ec.europa.eu/agriculture/cap-post-2013/legal-proposals/index_fr.htm ).
S'ouvrent à présent des négociations serrées entre les Etats-membres et au sein du parlement européen. "Paiements verts", "outils de gestion des crises", "ciblage des aides"... les propositions peuvent-elles vraiment apporter une nouvelle légitimité sociale et environnementale à la PAC ? Nous en débattrons à partir du point de vue de Tomas Garcia Azcarate (Commission européenne).

Intervenant : Tomas Azcarate (Commission européenne), à AgroParisTech

Séance du 10 janvier 2012 du Séminaire de Politique Agricole

Les indicateurs de soutien à l'agriculture: Qu'apporte l'indicateur du Momagri au débat sur la pertinence de l'ESP de l'OCDE ?

Depuis 1987, l’OCDE développe et renseigne deux indicateurs cherchant à mesurer les effets des politiques agricoles sur la production et la consommation : l'ESP (Estimations du soutien aux producteurs) et l'ESC (Estimations du soutien aux consommateurs)
 
La diversité des modes d'intervention et de leurs objectifs ainsi que les hypothèses nécessaire à la construction des indicateurs sont sources de nombreux débats que l'on retrouve en partie dans différents numéros d'Economie Rurale.

Intervenant : Jacques Carles (Momagri), discutant: Jean-Pierre Butault

 

ANNEE 2011

Séance du 13 décembre 2011 du Séminaire de Politique Agricole

Le G20 : Présentation croisée des rapports du GREMA et du HLPE sur la volatilité des marchées agricoles

par Françoise Gérard et Benoit Daviron du CIRAD

Séance du 08 novembre 2011 du Séminaire de politique

La PAC après 2013: débat à partir du rapport du Conseil Economique, Social et Environnemental

Introduction: Régis Hochart, rapporteur au CESE

Séance du 08 avril 2011 du Séminaire de politique

La nature mise à prix. - Peut-on découvrir la valeur économique de la nature à l'aide d'une enquête?

Intervenant :  Julien Milanesi

« La nature disparaît parce qu'elle n'a pas de valeur économique » est l'hypothèse qui sous-tend le foisonnement récent des commandes publiques et des travaux scientifiques sur l'évaluation monétaire des biens environnementaux.Les méthodes d'évaluation par enquête ont aujourd'hui une place de choix dans les programmes de recherche car ce sont les seules méthodes auxquelles on attribue la capacité de mesurer l'intégralité de la valeur. Elles reposent néanmoins sur des hypothèses fragiles, particulièrement remises en cause par des travaux de psychologie expérimentale et de sociologie qui conduisent à douter de la fiabilité de ces enquêtes et de la nature des informations qu'elles permettent de recueillir. Revenir sur ces hypothèses et s'interroger sur le sens de ces mesures permet d'envisager l'avenir de ces méthodes et de s'interroger plus généralement sur l'ambition scientifique consistant à vouloir donner un prix à la nature. http://hal.archives-ouvertes.fr/aut/Julien+Milanesi/

Séance du 11 mars 2011 du Séminaire de politique

Le monde du goût : les apports de la philosophie du goût à l’analyse économique des biens de goût

Intervenant : Christian Barrère, OMI, Université de Reims Champagne Ardenne

La pensée scientifique a besoin d’une théorie spécifique du goût. En effet, il concerne aujourd’hui majoritairement des biens produits, des marchandises et des prestations marchandes Par ailleurs,  le goût met en jeu des relations économiques : le goût s’inscrit dans des productions de biens, rares et utiles, évalués, qui posent des problèmes d’allocation des ressources, d’ajustement production – consommation, de stratégies concurrentielles, dont la production, la distribution, la consommation doivent être étudiées avec un regard d’économiste.

Cependant l’analyse économique du goût ne peut faire l’impasse sur les apports des sciences humaines et sociales en matière d’analyse du goût. Ce séminaire propose donc de relire la philosophie du goût à partir d’une préoccupation tout à fait spécifique : identifier le contenu d’une éventuelle analyse économique du goût

Séance du 11 février 2011 du Séminaire de politique

Quelle perspective de régulation après la sortie des quotas ? Faut-il encore une politique laitière européenne ?

Intervenants :  Jean-Christophe Kroll et Aurélie Trouvé (AgroSup Dijon)

La crise qui de 2009 a permis une prise de conscience des risques que pouvait faire encourir à la production laitière européenne une dérégulation totale des marchés. Ceci  sans toutefois remettre en question la décision de mettre un terme définitif aux quotas laitiers après 2015, ni d’augmenter régulièrement les quotas d’ici là, pour permettre, selon la terminologie  bruxelloise, un « atterrissage en douceur » pour certains et, selon une terminologie moins consensuelle, une euthanasie silencieuse pour beaucoup d’autres.

L’étude menée par l’équipe du CESAER,  étayée par  une  comparaison internationale  au sein et hors de l’UE (enquêtes approfondie aux États-Unis, en Suisse, en Allemagne et aux Pays-Bas), montre qu’en matière de production laitière, la régulation  publique est la règle, et le libre jeu du marché l’exception, et qu’il existe de solides arguments de théorie économique pour expliquer cet état de fait. Elle montre les limites des nouveaux outils de régulation privée proposés aujourd’hui dans l’UE, qui ne peuvent se substituer aux outils de régulation publique. Elle montre que la sortie des quotas ouvre la voie à une « guerre des régions » dont les conséquences économiques et politiques peuvent se révéler redoutables sans l’instauration de mécanismes nouveaux d’encadrement des marchés  et/ou de responsabilisation des producteurs qui contribueront à l’engorgement du marché.

Séance du 14 janvier 2011 du Séminaire de politique

Que peut-on dire de la financiarisation des marchés agricoles ?  Support de présentation

Intervenants : Frédéric Courleux et Pierre-Emmanuel Lecoq(Centre d'Études et de Prospective - Ministère de l’Agriculture 

 

ANNEE 2010

Séance du 8 octobre 2010 (salle B 208)

L’action territoriale, nouveau modèle pour l’action agricole ?

Intervenant : Aurélien Esposito-Fava, (Université Paris - Est Créteil / Chercheur associé à l’UMR PACTE /Territoires) - espositoaurelien@gmail.com

Alors que la révision de la PAC en 2013 se profile et que la politique agricole peine à se réinventer face aux crises succesives qui la traversent, l'action publique territoriale s’affirme comme un des modèles alternatifs, en réponse aux échecs de l’action sectorielle. Mais au delà de cette injonction, « du secteur au territoire », comment se territorialise l’action agricole ? Dans quelle mesure ce mouvement peut-il participer d’une réinvention de l’action agricole ?

La présentation d'Aurélien Esposito-Fava, issue des résultats d’une thèse récemment conduite sur les actions menées par les territoires de projet en France, abordera trois principaux points : les aspects financiers de cette forme d’action et l’attribution des soutiens par thématiques et par bénéficiaires, la mise à disposition de ressources territoriales au bénéfice de l’agriculture, enfin l’émergence de nouvelles formes de coordination entre acteurs du développement agricole et acteurs du développement territorial.

Séance du 10 septembre 2010 du Séminaire de politique agricole (de 13h30 à 15h30 - salle B208)

Les consommateurs et les produits alimentaires de terroir, entre ubiquité des marques globales et relocalisation du goût

Intervenants : Georges GIRAUD (Professeur, AgroSup Dijon), Fatiha FORT (Maître de Conférence,  SupAgro Montpellier)

Longtemps ignorés par l’économie rurale qui leur préfère l’analyse des systèmes de production et de régulation des marchés, les consommateurs sont pourtant omniprésents, au moins comme alibi, dans le discours des professionnels agricoles, agroalimentaires ou distributeurs, comme des pouvoirs publics. Les produits de terroir sont eux aussi sujets à paradoxe : évoqués, en Europe, comme le paradigme de la valorisation à l’unité des productions agricoles, nul n’est vraiment capable de quantifier leur importance économique effective. Le séminaire tente dès lors une analyse du rôle de la marque et du label comme palliatif à l’asymétrie d’informations affectant les consommateurs.

Présentation de Georges Giraud (1ère partie)

Présentation de Georges Giraud (2ème partie)

Présentation de Fatiha Fort

Séance exceptionnelle du Séminaire de politique agricole le 7 mai 2010 (de 14h à 17h - Amphi 7)

Repenser la PAC à l'horizon 2020 ? Quelles contributions françaises ?

Suite au bilan de santé de la PAC et à la veille du dépôt du rapport Demarty par la Direction Générale de l'Agriculture à Bruxelles, des rapports scientifiques et des groupes de travail se sont multipliés comme autant d'éléments de réflexion pour repenser les fondements et les modalités de la PAC.

C'est pourquoi, en plein débat sur les perspectives de l'Agenda 2020, la SFER propose à ses adhérents de faire le point sur ces nombreuses contributions. Plus largement, grâce à un débat qui se veut large et ouvert, une participation active de l'ensemble des personnes présentes est souhaitée.

Séance du 9 avril 2010 (salle B209)

Présentation d'une méthode d'évaluation d'impact adaptée aux projets de développement agricole
 
Intervenants : Jocelyne Delarue (AFD, Division de l’évaluation ) et Hubert Cochet (AgroParisTech)

Après avoir rappelé les grands principes de l'évaluation de l'impact, notamment la nécessité de raisonner en termes de différentiel [avec-sans], H. Cochet et J. Delarue présenteront une méthode d'évaluation systémique pour mesurer en termes dynamiques l'impact des projets de développement agricole.

L'application de la méthode proposée au cas d'un projet agro-industriel en République de Guinée permettra d'en étudier l'impact sur le revenu des producteurs agricoles

Séance du 19 mars 2010

Quel rôle positif des subventions et autres entraves au marché ? L'approche méconnue d'Ezekiel à la critique de l'équilibre concurrentiel .
Intervenant : Jacques SAPIR, École des Hautes Études en Sciences sociales , CEMI

Les subventions et entraves à la concurrence ont fort mauvaise presse aujourd'hui. Pourtant il y a de solides raisons théoriques à vouloir, dans certains cas, fausser le jeu de la concurrence "pure". Sur ce point, Jacques Sapir nous propose de revisiter un raisonnement relativement ancien, mais d'une actualité incontestable, qui part d'un problème classique dans le domaine des prix agricoles (le cobweb  ou "cycle de la viande de porc")., Cette analyse contient une critique radicale du rôle normatif accordé à la concurrence dite "pure et parfaite" et aboutit à redonner une légitimité aux mesures restreignant l'exercice de la concurrence, qu'il s'agisse des subventions  ou des limites à l'entrée sur certains marchés à travers la présence de quotas  ou de droits de douane .

Séance du 15 janvier 2010 (salle B 209)

Prise en compte des connaissances scientifiques dans les décisions publiques. Les méthodes evidence-based appliquées aux politiques agricoles et environnementales.

Intervenants : Laurent BARBUT (cabinet Épices) et Bernard DECHAMBRE (MAP BEAE)

Première Partie du document présenté lors du séminaire : 1ère Partie

Deuxième Partie du document présenté lors du séminaire : 2ème Partie

 

ANNEE 2009

Séance exceptionnelle du 13 novembre 2009 (Amphi 7)

La Politique agricole commune et ses réformes : quels impacts sur l'environnement ? Quelles perspectives ?”

Table ronde organisée conjointement entre la SFER et l'ENGREF (séance-débat couplée avec un module de formation des IGREF)
  animée par Aurélie TROUVÉ (AgroSup Dijon) et Aline CATTAN (AgroParisTech) avec :

- Ariel Brunner (Birdlife international)

- Eugénia Pommaret (FNSEA)

- Martin Bortzmeyer (MEEDDM)

Séance du 09 octobre 2009 (salle B 208)

La relance des légumineuses dans le cadre d'un plan protéine : quels bénéfices environnementaux?

Intervenante : Émilie CAVAILHÈS, élève Ingénieur de l'ENGREF - AGROPARISTECH

Séance du 11 septembre 2009 (salle B 308)

L'organisation Mondiale du Commerce et l'agriculture : une lecture à partir de Malthus

Intervenant: Thierry Pouch, Économiste, APC